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RAPPORT de Bruno STUDER Président et Rapporteur de la mission d’information sur l’école dans la société du numérique

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RAPPORT de Bruno STUDER Président et Rapporteur de la mission d’information sur l’école dans la société du numérique

INTRODUCTION

Ordinateurs, tablettes, smartphones et objets connectés structurent aujourd’hui notre relation au monde et aux autres : nous organisons nos trajets à l’aide d’ordinateurs de bord, nous écoutons et découvrons de la musique par le biais d’applications de streaming, nous gardons le contact avec nos proches via des applications de messagerie instantanée et des réseaux sociaux. Tout cela est exprimé dans un format universel : le numérique. En l’espace d’une génération, le numérique est devenu un fait social total, qui nous concerne tous de près ou de loin et qui met en branle toute la société et ses institutions. L’informatique, science du traitement automatique et rationnel de l’information qui le sous-tend, n’est plus simplement une infrastructure d’arrière-plan, de laquelle nous pourrions faire abstraction ; il s’agit aujourd’hui d’une réalité quotidienne : la société numérique. C’est dans cette société que grandissent aujourd’hui nos enfants et qu’ils auront à vivre et à s’accomplir.

Une réflexion ancienne et continue, avec des résultats mitigés

Très tôt dans le développement industriel de l’informatique, la question de sa prise en compte dans les politiques publiques de l’éducation s’est posée. Chaque étape du processus d’informatisation de l’école, de l’introduction des premiers micro-ordinateurs dans les établissements à partir de 1985 avec le plan « Informatique pour tous », au déploiement d’Internet avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication puis du numérique éducatif, a été marquée par la même course technologique ; chacune s’est révélée insuffisante en raison de la difficulté à concevoir un système durable dans un univers technologique qui évolue selon une loi de progrès exponentiel.

À chacune de ces étapes, l’institution scolaire s’est trouvée confrontée à une myriade de questions : avec quel type d’équipement ? Quelle formation aux outils ? Quelle éducation à la logique informatique ? Quels personnels et quelles disciplines en charge ? Quels objectifs fixés à ces dispositifs ? Quels écueils ? Il est frappant de constater que ces mêmes interrogations structurent le débat encore aujourd’hui.

Des opportunités et des défis posés à la société et à l’institution

• Des opportunités pour l’école

Le numérique est porteur de nombreuses opportunités pour l’École de la République : en premier lieu, on doit attendre du numérique éducatif qu’il accroisse la motivation et surtout stimule l’intérêt des élèves. Il n’est plus possible de faire cours aujourd’hui comme il y a cinquante ans, car les élèves ont changé. Le numérique offre a minima des possibilités de recours au multimédia bien plus aisées que les technologies d’il y a trente ans. Il n’y a rien de neuf à la vidéo, au son, aux diaporamas sur tableau numérique interactif ; ce qui est vraiment habilitant pour l’enseignant, c’est la facilité de maniement de ces médias que permettent les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ce qui est radicalement nouveau, c’est que l’outil touche désormais beaucoup plus facilement l’élève. Smartphones, tablettes et ordinateurs portables offrent à l’enseignant de nouvelles façons de faire travailler l’élève, seul ou en groupe, dans la classe ou en autonomie.

Le recours à ces supports numériques présente quatre avantages concrets :

– En premier lieu, une aide à l’apprentissage – notamment à l’attention, à la motivation et à la mémorisation –, en démultipliant les modalités d’exercisation ;

– Ensuite, une démarche d’évaluation diagnostique, formative et sommative plus porteuse de sens, plus porteuse de confiance en soi et qui aide l’élève à progresser, en offrant, par exemple, un retour immédiat sur les acquis de chacun des élèves permettant un ajustement pédagogique rapide ;

– Troisièmement, de nouvelles possibilités en matière d’interaction sociale par le recours à des logiques d’équipe, de solidarité et de compétition, pour favoriser le travail en intelligence collective et in fine, la créativité ;

– Enfin, le numérique éducatif porte en germe une plus grande adaptation aux besoins de tous les élèves et de chaque élève, en particulier ceux présentant des besoins spécifiques, par une liberté pédagogique accrue, par la mise en œuvre d’une véritable différenciation et par des modalités nouvelles d’inclusion scolaire.

L’École de la République est chargée de deux missions éducatives – transmettre des savoirs et, en même temps, transmettre des valeurs – et de deux missions civiques – jouer le rôle de creuset républicain et assurer l’égalité des chances. Si elle réussit aujourd’hui à former des têtes « bien faites », elle échoue à jouer son rôle d’ascenseur social. Pour garder sa pertinence, elle doit à nouveau répondre à cette exigence. Sans être la recette miracle, le numérique a un rôle essentiel à jouer pour favoriser l’apprentissage des fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui.

• Des défis posés à la société

Le numérique révolutionne la production et la diffusion de la connaissance, comme en son temps l’invention de l’imprimerie. Pour autant, tout comme l’imprimerie ne remplaça jamais totalement l’écriture manuscrite, le numérique ne se substituera jamais pleinement à « l’analogique ». Si ce code se surajoute à d’autres, il est suffisamment prégnant pour générer des clivages nouveaux d’ordre territorial, social et générationnel. En tant que citoyens et acteurs de cette société, nous sommes diversement préparés pour nous adapter à cette transformation. Le clivage territorial oppose des espaces très bien reliés par les réseaux de l’information, et d’autres où cette couverture est défaillante ou avec un débit trop faible pour permettre des usages numériques sans cesse croissants.

Face au risque de fracture numérique dont les médias se faisaient l’écho à la fin des années 1990, de nombreuses familles se sont sacrifiées pour offrir un ordinateur à leurs enfants, ordinateur laissé à leur disposition dans leur chambre, sans éducation ni médiation puisque les parents ne maîtrisaient pas eux-mêmes cet outil et la culture qu’il charrie. Par la suite, les années 2000 et 2010 ont vu l’essor de YouTube, de plateformes de pornographie et de la radicalisation sur internet. Si les outils numériques se sont grandement démocratisés, on ne saurait en dire autant de leur maîtrise et la compréhension de leur logique : certains « ont les codes », quand d’autres restent à la peine, faute d’une maîtrise suffisante des fondamentaux de la litératie, de la numératie et de la litératie numérique. De la maîtrise des codes à la maîtrise du code, cette inégalité sociale fait peser un risque d’assignation à résidence numérique.

L’omniprésence des écrans dans la vie quotidienne, les risques d’addiction et les dangers liés à leur utilisation appellent une réflexion collective prenant la forme d’une mission interministérielle associant le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de la Santé, le ministère de la Culture et de la Communication et le secrétariat d’État au Numérique.

La production d’informations est passée d’un fonctionnement vertical à une logique plus horizontale ; tout le monde peut aujourd’hui créer de l’information. La diffusion de ces données est accélérée par internet, et en particulier par les réseaux sociaux, principal vecteur d’information aujourd’hui pour nos jeunes. Le défi n’est plus d’apprendre à trouver l’information, mais d’apprendre à trouver la bonne information.

S’il faut se réjouir de cet accès élargi et plus immédiat à la connaissance et à l’information, la question de la véracité et de la vérification de celle-ci se pose d’une manière plus aiguë. Le phénomène des fausses informations, qui relèvent d’une volonté de tromper, et celui de la manipulation de l’information, qui s’inscrit dans une logique de déstabilisation, minent la confiance des citoyens dans leurs institutions démocratiques. Les sociétés les plus vulnérables sont celles où le système éducatif est le moins développé. Une telle éducation aux médias est rendue toujours plus urgente par les avancées technologiques rendant possibles des deep fakes, c’est-à-dire des images ou des vidéos controuvées présentant pourtant toutes les apparences de l’authenticité.

• Des défis posés à l’institution

L’École devient numérique parce que la société est numérique. Face aux responsabilités qui lui incombent, l’École de la République ne peut se concevoir comme un sanctuaire à l’abri du numérique : si l’institution ne prend pas ces questions à bras-le-corps, d’autres acteurs s’en chargeront en se rendant indispensables à elle, en étant en mesure de lui imposer leurs standards. Certains se chargeront même d’inventer d’autres lieux et d’autres modalités d’apprentissage du savoir, comme d’autres ont « ubérisé » nos déplacements ou nos séjours touristiques. Il y a donc là un enjeu de politique industrielle : il ne s’agit plus, aujourd’hui, de réfléchir à l’opportunité d’une introduction du numérique à l’école, mais aux modalités et aux conséquences de son déploiement.

Si l’École de la République ne s’adapte pas rapidement, elle court le risque de perdre sa pertinence. Expression concrète du doute de certains de nos concitoyens à l’égard de celle-ci, un nombre grandissant de parents se tournent vers des écoles alternatives, qui répondent mieux à leur demande de pédagogies plus actives. Les progrès en matière de numérique pédagogique pourront également amener certains parents à se détacher de l’école physique au profit d’un enseignement dématérialisé, à l’aide des meilleures applications existantes. L’école républicaine est donc à la croisée des chemins.

Au cœur de l’institution, les enseignants portent un regard ambivalent sur la transformation numérique. Une large majorité utilise aujourd’hui les outils informatiques pour préparer ses cours, saisir les notes et absences, compléter le cahier de textes et monter des séquences d’activités en classe ; ils ne pourraient d’ailleurs s’en passer. Mais la transformation en cours est bien plus profonde : dans un contexte d’innovation technologique perpétuelle, le numérique remet en cause la façon d’enseigner telle qu’on la connaît : celle-ci ne peut rester sur un schéma vertical hérité du XIXe siècle, dont les « cours sur PowerPoint » ne seraient finalement qu’un des derniers avatars. Mettre à profit les innovations du numérique, c’est réfléchir aux apports pédagogiques concrets que peuvent apporter des applications particulières, un apport forcément différencié selon les publics, les disciplines et les niveaux. L’engouement actuel pour des pédagogies plus actives trouve dans le numérique un allié objectif.

Pour autant, certains ont le sentiment, comme beaucoup d’entre nous, de ne pas maîtriser suffisamment l’outil pour se l’approprier, voire d’être dépassés par une transformation déconcertante. De même, le métier d’enseignant est amené à évoluer. Dans ce processus, les enseignants sont saisis d’interrogations légitimes quant à leur rôle face à la machine et au sens à donner à leur métier : qui dirige la classe ? Quelle liberté face à l’outil ? N’y a-t-il pas un risque de dévalorisation du métier ? Ces interrogations sont légitimes, et une certaine frustration peut aussi naître d’injonctions en apparence contraires.

Si la transition numérique est amenée à modifier nos façons d’enseigner, cette transformation de l’école doit se faire avec les enseignants. Plus que jamais, l’institution doit donc accompagner les enseignants, expliquer la transformation en cours de l’École de la République, intégrer leurs apports et propositions, leur donner les moyens de cette ambition et leur faire confiance. Le rôle clé des professeurs, celui d’une mise en perspective, doit en effet être réaffirmé. Ces évolutions questionnent également la forme scolaire, notamment la classe et la spatialisation même des établissements.

Foisonnement d’initiatives et manque de cohérence

La multiplicité d’études et de rapports publiés ces dernières années sur le numérique éducatif et la transformation de l’école témoigne bien de l’importance de ce sujet pour l’avenir de notre système scolaire, mais aussi de la complexité de sa mise en œuvre. La conception du numérique éducatif, son déploiement et les transformations qu’il induit ont fait l’objet d’un grand nombre de travaux institutionnels, au sein même du ministère de l’Éducation nationale et en-dehors. On mentionnera notamment, pour ces dernières années, la mission interministérielle sur le numérique éducatif dirigée par M. Jean-Marc Monteil, la concertation nationale sur le numérique pour l’éducation, initiée en 2015 par la Direction du numérique pour l’éducation, et dernièrement le rapport de l’inspectrice générale de l’Éducation nationale Catherine Becchetti-Bizot, intitulé Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique, rendu en mai 2017. On évoquera aussi le rapport Jules Ferry 3.0, publié par le Conseil national du numérique en 2014. L’initiative d’une mission d’information parlementaire sur l’école dans la société du numérique s’inscrit dans la continuité de cette réflexion, à un moment charnière de la transition numérique de l’École.

Le rapporteur a constaté, au cours des auditions qu’il a menées, la profusion d’initiatives en matière du numérique éducatif, de la part des enseignants, des responsables académiques, du ministère, des chercheurs, des acteurs économiques et des autres acteurs de l’éducation. Ce foisonnement prend la forme d’actions de terrain, de partenariats et d’expérimentations pédagogiques. De nombreux enseignants cherchent à innover dans leur classe, en mobilisant des ressources et des outils qui les font sortir de leur zone de confort professionnel. La dimension bénévole et engagée y est fortement présente. La vivacité de ce foisonnement se reflète notamment dans les communautés d’enseignants présentes sur les réseaux sociaux, ou par le biais de blogs ou de sites personnels.

Si ces développements sont encore une fois remarquables et à encourager, ils ne vont pas sans poser quelques problèmes dès lors que l’on envisage un changement d’échelle, c’est-à-dire un déploiement dans tout le système éducatif. Les expérimentations sont en soi une bonne chose, si tant est qu’elles s’insèrent dans une ambition globale. À ce titre, l’Éducation nationale manque encore d’une stratégie de long terme en matière de numérique éducatif, à même d’apporter de la cohérence et de la visibilité à ses personnels et à ses partenaires.

La nécessité d’un État stratège au service d’un projet humaniste

L’école de la République s’est construite sur les piliers de liberté, d’égalité et de fraternité. Les opportunités et les enjeux du numérique éducatif doivent permettre de réaffirmer ces piliers : plus de liberté pédagogique pour l’enseignant, plus d’égalité réelle pour les élèves grâce à une meilleure inclusion et une plus grande diversification, plus de fraternité par une école véritablement fondée sur la notion de confiance.

Parfois critiqué pour ses lourdeurs, le système éducatif français, qui se caractérise par son caractère national, possède cependant une capacité de stratégie et de planification que ne permet pas un système totalement décentralisé. Dans le contexte de la transformation numérique de l’éducation, il en résulte une plus grande autonomie face aux acteurs du numérique, comme la conception des environnements numériques de travail l’a bien montré au début des années 2000.

Le temps des atermoiements et du bricolage en matière de numérique éducatif est révolu : il revient désormais à l’État stratège d’adopter l’approche systémique d’une Éducation nationale plus agile et plus différenciée. Cette stratégie pour un numérique éducatif s’articule en trois branches. Outre l’enseignement par le numérique, il nous a semblé important de traiter de la question du rôle de l’école dans la société de l’information et de celle de l’enseignement de l’informatique, car codage et décodage doivent aller de pair.

Quelle vision du numérique éducatif ?

L’éducation à l’informatique, dont les origines remontent aux années 1970, apparaît aujourd’hui incontournable, car la transformation numérique correspond à un véritable changement de paradigme. Même les élèves qui ne se destinent pas à une carrière scientifique ou informatique doivent connaître certains fondements de ce qu’il faut qualifier de pensée informatique et certaines notions qui sous-tendent ce que l’on appelle aujourd’hui la « culture numérique » : code, algorithme, données, pour n’en citer que quelques-uns. Comprendre le fonctionnement, les enjeux et les problèmes soulevés par le numérique est essentiel pour que les adultes de demain deviennent des acteurs éclairés de la société numérique, et non de simples spectateurs. La réforme du baccalauréat s’accompagne d’une restructuration salutaire de l’enseignement du numérique, qui pose néanmoins la question des professeurs à qui seront confiés ces cours.

L’éducation par le numérique revient à prendre acte des potentialités du numérique en matière éducative, en particulier pour l’apprentissage des langues vivantes ou des mathématiques (1). Loin d’une vision déshumanisée de science-fiction, le numérique pédagogique doit apporter au contraire un supplément d’humain. Les outils et services numériques, notamment l’intelligence artificielle, doivent devenir les auxiliaires de l’enseignant, afin que celui-ci délègue certaines tâches qui peuvent être automatisées et qu’il se concentre sur la tâche comportant la plus forte valeur ajoutée, à savoir le contact interpersonnel.

Enfin, si l’éducation aux médias et à l’information est pratiquée depuis de nombreuses années, il faut aujourd’hui aller plus loin, par un enseignement plus régulier et plus orienté vers le numérique. Par une éducation à la nuance, au discernement et à la pensée critique, il est primordial de nourrir les anticorps démocratiques des citoyens de demain à la hauteur des virus qui attaquent nos démocraties.

Dans chacun de ces domaines, ce rapport s’attache à faire un certain nombre de préconisations visant à gagner en cohérence et en efficacité, tracer des perspectives pour les personnels de l’éducation nationale, mais également pour tous les autres acteurs (parents d’élèves, associations, entreprises, collectivités). La conviction qui sous-tend ces préconisations, c’est que le numérique doit être au service de l’Homme.

La transformation numérique de l’administration a trop souvent eu pour objectif principal de diminuer les coûts, au risque de « rationaliser » également l’humain. Si cette dynamique est irrévocable, le numérique éducatif, dans ses trois dimensions d’éducation aux médias, de numérique pédagogique et d’éducation à l’informatique et au numérique, peut répondre au défi de ce siècle naissant de faire d’un monde de plus en plus technologique et complexe un monde de plus en plus humain.

SYNTHÈSE DES PROPOSITIONS 9

1. L’enseignement du numérique à l’école 9

2. La gouvernance et le financement du numérique à l’école 9

3. L’accompagnement des enseignants 10

INTRODUCTION 13

I. LA COMPÉTENCE NUMÉRIQUE À L’ÉCOLE : DONNER À NOS ENFANTS LES CLEFS DE LEUR VIE NUMÉRIQUE 21

A. « MAÎTRISER LES CODES » : L’ÉDUCATION À LA SOCIÉTÉ DU NUMÉRIQUE, AUX MÉDIAS ET À L’INFORMATION 21

1. Les bouleversements sociétaux provoqués par le numérique et ses usages se complexifient : l’école doit fournir des réponses solides pour former des citoyens éclairés 21

a. Les nouvelles pratiques numériques transforment l’accès à l’information et remettent en cause la notion même de « média » 21

b. Ces transformations posent des défis redoutables, comme en témoignent les phénomènes inquiétants des fausses informations et du cyberharcèlement 23

c. L’école doit être en mesure de répondre efficacement à cet enjeu civilisationnel en formant des citoyens éclairés et autonomes 28

2. Le ministère de l’Éducation nationale a agi en faveur de l’éducation aux médias et à l’information sans toutefois répondre pleinement aux besoins pédagogiques 29

a. L’éducation nationale s’est progressivement emparée de ce sujet pour proposer un enseignement adapté aux nouvelles pratiques 29

b. L’intégration transversale de l’éducation aux médias et à l’information dans le socle commun se heurte à un manque de lisibilité et d’efficacité pour réaliser un programme agile 32

c. De nombreuses initiatives montrent une forte implication des professionnels des médias dans la mise en place de cette éducation citoyenne 35

3. Propositions 37

B. « MAÎTRISER LE CODE » : L’ENSEIGNEMENT DE L’INFORMATIQUE 39

1. Les évolutions récentes des programmes 39

a. Le numérique dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture 39

b. Les enseignements du numérique au lycée 41

2. L’enseignement de l’informatique dans le cadre du « nouveau baccalauréat » 43

3. La question de l’évaluation des compétences 44

a. Avant 2018 44

b. Depuis la rentrée 2018 : de nouvelles modalités d’évaluation à travers la plateforme PIX 44

4. La question de la formation des enseignants à l’enseignement de l’informatique 46

a. Les formations dispensées par le ministère de l’Éducation nationale 46

b. Des démarches innovantes 46

c. Quels enseignants pour les nouveaux programmes du lycée ? 48

5. Proposition 48

II. LE DÉPLOIEMENT DU NUMÉRIQUE A L’ÉCOLE : ORGANISER L’ACTION PUBLIQUE 49

A. UN EFFORT PARTAGÉ ENTRE L’ÉTAT ET LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES 49

1. L’État est l’acteur déterminant de la politique du numérique éducatif 49

2. Les collectivités territoriales, responsables de l’équipement numérique 52

3. Des financements significatifs mais dispersés, et dont la pérennité n’est pas acquise 54

a. Le Plan numérique pour l’éducation (PNE) 54

b. Les fonds du Programme d’investissements d’avenir (PIA) 55

4. L’équipement des établissements scolaires s’est nettement amélioré au cours des dernières années mais doit être renforcé 57

a. Un équipement en terminaux informatiques à renforcer à l’école et au collège 58

b. Des conditions d’accès à internet de plus en plus favorables 58

c. Une implantation croissante des autres équipements 59

d. La persistance d’importantes inégalités 60

5. Propositions 62

B. UN ACCOMPAGNEMENT RENFORCÉ DES ENSEIGNANTS POUR UNE ÉCOLE VRAIMENT NUMÉRIQUE 66

1. Une nécessaire rénovation de la formation des enseignants 66

a. Le numérique dans la formation initiale des enseignants 66

b. Le numérique dans la formation continue des enseignants 67

c. Quels besoins de formation ? 69

2. La question des ressources pédagogiques 71

a. Les ressources proposées par des acteurs publics 71

b. Les ressources proposées par des acteurs privés 74

c. La nécessité de renforcer l’accompagnement des enseignants 75

3. Propositions 76

TRAVAUX DE LA COMMISSION 81

ANNEXES 83

LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES 83

CONTRIBUTIONS ÉCRITES 89

SYNTHÈSE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE 91

SYNTHÈSE DES PROPOSITIONS

1. L’enseignement du numérique à l’école

Ø Proposition n° 1 : renforcer la part de l’éducation aux médias et à l’information dans les horaires, en l’inscrivant au programme d’éducation morale et civique au moins une année au collège et au programme d’humanités scientifiques et numériques au moins une année au lycée.

Ø Proposition n° 2 : conforter la dimension disciplinaire de l’EMI et, en conséquence, bâtir un programme autonome d’éducation aux médias et à l’information, centré autour de la notion de citoyenneté numérique.

Ø Proposition n° 3 : faire des professeurs documentalistes le pivot de l’EMI, dans le cadre d’une pédagogie de projets.

Ø Proposition n° 4 : renforcer la place de l’éducation aux médias et à l’information dans le plan national de formation des enseignants et dans les plans académiques de formation.

Ø Proposition n° 5 : inscrire la notion de « fausse science » dans les programmes d’histoire, de physique et de sciences de la vie et de la Terre.

Ø Proposition n° 6 : renforcer le rôle du CLEMI, en augmentant ses moyens, en en faisant l’interlocuteur privilégié des professeurs sur les questions d’éducation aux médias et à l’information, et en l’incitant à conclure des partenariats.

Ø Proposition n° 7 : créer un CAPES et une agrégation d’informatique.

2. La gouvernance et le financement du numérique à l’école

Ø Proposition n° 8 : chiffrer le coût du renouvellement du plan numérique pour l’éducation.

Ø Proposition n° 9 : poursuivre l’appel à projets e-FRAN.

Ø Proposition n° 10 : cartographier de manière régulière l’état de la connexion des établissements scolaires à internet.

Ø Proposition n° 11 : évaluer l’investissement public nécessaire pour assurer une desserte en très haut débit de l’ensemble des établissements scolaires et formaliser un programme national associant les collectivités territoriales pour atteindre cet objectif.

Ø Proposition n° 12 : publier un « Guide du numérique à l’école » à l’intention des maires des petites communes et des présidents des intercommunalités, recommandant une mutualisation des moyens au niveau de l’intercommunalité pour les plus petites communes, et l’acquisition d’une mallette numérique par école.

Ø Proposition n° 13 : encourager au choix d’un prestataire unique par région concernant les espaces numériques de travail utilisés dans les collèges et les lycées.

Ø Proposition n° 14 : privilégier l’acquisition d’équipements modulaires pour la classe.

Ø Proposition n° 15 : clarifier les missions de chacun des acteurs du numérique éducatif.

Ø Proposition n° 16 : clarifier les compétences en matière de numérique éducatif au sein des personnels d’encadrement du ministère de l’Éducation nationale, notamment en matière d’utilisation des ressources pédagogiques numériques.

3. L’accompagnement des enseignants

Ø Proposition n° 17 : renforcer la formation des enseignants du premier degré à l’informatique.

Ø Proposition n° 18 : favoriser l’ouverture de tiers lieux et de tiers temps à destination des enseignants, afin que ces derniers puissent mener des démarches de projet, de co-réflexion et de co-construction concernant l’utilisation pédagogique des outils numériques.

Ø Proposition n° 19 : généraliser les maisons universitaires de l’éducation, réunissant les ESPE et une antenne de Canopé dans un même lieu, voire les services du DASEN.

Ø Proposition n° 20 : sécuriser le cadre de l’utilisation du numérique en classe (en matière de protection des données notamment) en fournissant une information claire sur son cadre réglementaire aux inspecteurs, aux personnels des délégations académiques au numérique, aux chefs d’établissement et aux enseignants.

Ø Proposition n° 21 : former les chefs d’établissement aux démarches techniques et clarifier à leur intention les processus et acteurs nécessaires pour le déploiement de leur projet numérique.

Ø Proposition n° 22 : organiser l’accès aux ressources numériques en créant une plateforme unique des ressources pédagogiques numériques à destination des enseignants, et valoriser, sur cette plateforme, les ressources produites par les enseignants ainsi que celles permettant de pratiquer une pédagogie différenciée.

Ø Proposition n° 23 : créer un concours national de l’innovation numérique pour les ressources produites par les enseignants.

Ø Proposition n° 24 : informer les enseignants des chaînes Youtube de référence en matière de numérique éducatif et des sites internet créé par des enseignants, de référence également.

Ø Proposition n° 25 : créer une certification optionnelle des chaînes Youtube bien installées par le ministère, ou par les enseignants eux-mêmes, à travers un dispositif de certification participative.


administrateur Publié le : Jeudi 31 janvier 2019 @ 12:00:07

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ReMaSco : RÉINVENTER LE MANUEL SCOLAIRE par TECHNÉ de l'Université de Poitiers

ReMaSco

https://www.remasco.fr

Les travaux de recherche que nous avons menés au laboratoire Techné (Université de Poitiers) au cours des dernières années nous ont incité à faire lien entre ces travaux et les éditeurs. Nous avons observé au cours de ces années la réalité des manuels, les usages, les attentes. Nous avons fait le constat que l'offre en manuel scolaire n'est pas très ambitieuse. Pour l'essentiel ce qui est proposé par les grands éditeurs, ce ne sont que des numérisations de manuels papiers mais peu différents même granularisés. Ils ne correspondent pas globalement aux attentes des utilisateurs, enseignants et élèves.

JEAN-FRANÇOIS CERISIER, DIRECTEUR DU LABORATOIRE TECHNÉ

Dans ce contexte, la présence de nombreux acteurs locaux mais aussi nationaux a fait naître le besoin de créer un groupement d’intérêt scientifique, GIS, intitulé INEFA pour « Innover avec le Numérique pour l’Enseignement, la Formation et les Apprentissages », le premier projet fédérateur du GIS est les projet REMASCO.

Le projet REMASCO a été lancé officiellement le lundi 19 septembre 2016. Les bases de la recherche scientifique, ainsi que la planification du projet ont commencé le 4 janvier 2016, dans cette section, vous pouvez avoir un aperçu de l'avancement du projet

  • DÉCOUVRIR  Tout commence dans notre laboratoire, les équipes vont beneficier d'un entraînement avant d'aller sur le terrain, cette première partie permet la découverte des besoins.

  • S'APPROPRIER Après la découverte sur le terrain, au laboratoire, nous allons analyser les besoins, imaginer des solutions, pour construire un prototype qui sera testé sur le terrain.

  • FAIRE Après avoir testé le prototype, nous allons étudier ce qui a fonctionné et ce que n'a pas fonctionné, comme notre méthode de conception est itérative, nous allons revenir à une des étapes de notre modèle.

Nous contacter

Si vous voulez participer ou contribuer au projet REMASCO, vous pouvez nous contacter : 

 


administrateur Publié le : Mercredi 23 janvier 2019 @ 11:25:14

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Sécurité de vos données : les 7 méthodes de piratage les plus courantes

La Hack Academy

La campagne de prévention Hack Academy présente, avec humour, les cyber-risques auxquels s’exposent quotidiennement les internautes. Une initiative d’intérêt public soutenue par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et le ministère de l’Intérieur.

Selon l'ANSSI, « la campagne nationale de sensibilisation anti-hacking est destinée à mieux alerter sur les risques de la vie numérique. Une action qui s’inscrit dans la mission de l’association – mieux comprendre comment le monde numérique transforme notre vie et nos entreprises – et répond à une problématique sociétale majeure. Veiller sur ses données sensibles, c’est aussi contribuer à enrayer les menaces affectant la cybersécurité nationale ».

1re méthode : le phishing

Le phishing, qu’est-ce que c’est ?

Le phishing ou hameçonnage consiste à faire croire à la victime qu’elle communique avec un tiers de confiance dans le but de lui soutirer des informations personnelles telles que son numéro de carte bancaire ou son mot de passe.

Comment vous protéger contre le phishing ?

Trois conseils pour vous protéger contre le phishing

  • Si vous réglez un achat, vérifiez que vous le faites sur un site web sécurisé dont l’adresse commence par  « https ».
  • Si un courriel vous semble douteux, ne cliquez pas sur les pièces jointes ou sur les liens qu’il contient ! Connectez-vous en saisissant l’adresse officielle dans la barre d’adresse de votre navigateur.
  • Ne communiquez jamais votre mot de passe. Aucun site web fiable ne vous le redemandera !
  • Vérifiez que votre antivirus est à jour pour maximiser sa protection contre les programmes malveillants.

Lire aussi : Comment se prémunir contre le phishing ? | Sécurité de vos données : qu’est-ce que l’attaque par hameçonnage ciblé (spearphishing) ?

2e méthode : le rançongiciel

Qu’est-ce qu'un rançongiciel ?

Les rançongiciels sont des programmes informatiques malveillants de plus en plus répandus (ex : Wannacrypt, Jaff, Locky, TeslaCrypt, Cryptolocker, etc.). L’objectif : chiffrer des données puis demander à leur propriétaire d'envoyer de l'argent en échange de la clé qui permettra de les déchiffrer.

Comment vous protéger contre un rançongiciel ?

Trois conseils pour vous protéger contre un rançongiciel :

  • Effectuez des sauvegardes régulières de vos données.
  • N’ouvrez pas les messages dont la provenance ou la forme est douteuse.
  • Apprenez à identifier les extensions douteuses des fichiers : si elles ne correspondent pas à ce que vous avez l’habitude d’ouvrir, ne cliquez pas ! Exemple : Vacances_photos.exe

Lire aussi : Cinq conseils pour se prémunir contre les « rançongiciels » (ransomware)

3e méthode : Le vol de mot de passe

Le vol de mot de passe, qu’est-ce que c’est ?

Le vol de mot de passe consiste à utiliser des logiciels destinés à tenter un maximum de combinaisons possibles dans le but de trouver votre mot de passe. Le vol de mot de passe peut également se faire en multipliant les essais d’après des informations obtenues par exemple sur les réseaux sociaux.

Comment vous protéger contre un vol de mot de passe ?

Quatre conseils pour vous protéger contre un rançongiciel :

  • N’utilisez pas le nom de vos enfants, de vos mascottes ou d’autres éléments susceptibles de figurer dans vos réseaux sociaux comme mot de passe.
  • Construisez des mots de passe compliqués : utilisez des lettres, des majuscules et des caractères spéciaux.
  • N’utilisez pas le même mot de passe partout !
  • Procurez-vous un anti-virus et anti-spyware et mettez-le régulièrement à jour

>> voir un exemple de mot de passe dans nos dix conseils pour éviter de vous faire pirater votre ordinateur

Lire aussi : Comment protéger ses données personnelles ?

4e méthode : Les logiciels malveillants

Un logiciel malveillant, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un programme développé dans le seul but de nuire à un système informatique. Il peut être caché dans des logiciels de téléchargement gratuits ou dans une clé USB.

Comment vous protéger contre un logiciel malveillant ?

Deux conseils pour vous protéger contre un logiciel malveillant :

  • N’installez que des logiciels provenant de sources fiables ! Si un logiciel normalement payant vous est proposé à titre gratuit, redoublez de vigilance. Préférez les sources officielles !
  • Ne connectez pas une clé USB trouvée par hasard, elle est peut être piégée !

Lire aussi : Comment lutter contre les spams ?

5e méthode : Les faux sites internet

Un faux site internet, qu’est-ce que c’est ?

Des faux sites (boutiques en ligne, sites web administratifs…) peuvent être des copies parfaites de l’original. Leur but : récupérer vos données de paiement ou mots de passe.

Comment vous protéger contre un faux site internet ?

Encore une fois, ne saisissez pas vos données de paiement ou mots de passe dans des sites web non sécurisés, c’est-à-dire ne commençant pas par « https ».

Lire aussi : Sécurité sur le web : découvrez le site web cybermalveillance.gouv.fr

6e méthode : Un faux réseau wifi

Un faux réseau wifi, qu’est-ce que c’est ?

Lorsque vous êtes dans un lieu public, une multitude de connexions wifi ouvertes peuvent apparaître. Méfiez-vous, certains de ces réseaux sont piégés et destinés à voler vos informations.

Comment vous protéger contre un faux réseau wifi ?

Quatre conseils pour vous protéger contre un faux réseau wifi :

  • Assurez-vous de l’originalité du réseau concerné. Si possible, demandez confirmation à l’un des responsables du réseau ouvert (Exemple : le bibliothécaire, le responsable d’un café…).
  • Si vous devez créer un mot de passe dédié, n’utilisez pas le mot de passe d’un de vos comptes.
  • Ne vous connectez jamais à des sites web bancaires ou importants (boîte de réception, documents personnels stockés en ligne…) via l’un de ces réseaux. N’achetez jamais quelque chose en ligne via ces derniers non plus. Attendez d’être sur un réseau fiable pour ce faire.
  • N’installez jamais de mise à jour soi-disant obligatoire à partir de l’un de ces réseaux.

7e méthode : La clé USB piégée

Une clé USB piégée, qu’est-ce que c’est ?

Avez-vous déjà trouvé une clé USB ? Abstenez-vous de la connecter à votre ordinateur ! Celle-ci peut avoir été abandonnée dans le seul but de voler ou de chiffrer vos données contre rançon.

Comment vous protéger contre une clé USB piégée ?

En évitant tout simplement de la connecter à votre ordinateur. Rapportez-la plutôt au service des objets perdus de l’établissement dans lequel vous vous trouvez ou de votre ville.

>> Voir tous les conseils de la Hack Academy


administrateur Publié le : Dimanche 09 septembre 2018 @ 11:16:42

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#EdTech Observatoire Découvrez les acteurs de l'EdTech française

EdTech-Observatoire-TEC2018.jpg

http://www.observatoire-edtech.com/

L’observatoire de la EdTech rassemble les acteurs du numérique pour l'éducation et la formation en France.

Plus de 240 organisations innovantes (startups, pme, et associations) dessinent l'école de demain, l'université du futur et promettent de révolutionner l'apprentissage tout au long de la vie.

Pour quels apprenants ? Pour quels acheteurs ? Grâce à quelles technologies ? Leurs produits et leurs services sont présentés dans ce premier observatoire interactif de la EdTech française. Conçu, dans un mode collaboratif et crowdsourcé, par et pour l'écosystème numérique de l'éducation et de la formation, l'Observatoire a pour objectif de valoriser la scène EdTech française et de montrer les grandes tendances de ce secteur.
Mis à jour régulièrement, cet outil doit permettre d’identifier les solutions et de faciliter les choix des décideurs en matière de services numériques innovants.

L’ensemble des données reproduites et téléchargeables en fichier MS XLS et JSON sur le site web de l’observatoire est sous licence Open Database (ODbL). Cette licence permet à chacun d’exploiter publiquement la base de données; à condition néanmoins de maintenir la licence sur la base de données, et éventuellement, sur les modifications qui y sont apportées, et de mentionner expressément l’usage, s’il génère des créations à partir de celles‐ci.

L'observatoire est le fruit de la collaboration de la Caisse des Dépôts et Cap Digital et sa structure EdFab dédiée à l’éducation, la formation et l’emploi. Il a été réalisé avec le soutien de la Maif. Il est coréalisé avec des acteurs clés de l’écosystème représentés ci-dessous : OpenClassRooms, 360Learning, LearnAssembly, AppScho, MyBlee Math, la région Île de France, le partenaire média Educpros, le fonds EduCapital, Ed21, l’initiative EdTechWorldTour, les clusters EducAzur et SPN Poitou-Charentes, membres du réseau thématique FrenchTech Edutainment.

Rejoindre l'Observatoire de la EdTech 

Vous vous définissez comme une société « EdTech » et vous souhaitez vous inclure dans la base de données de l’Observatoire EdTech piloté par la Caisse des Dépôts, EdFab (CapDigital) et un groupe d’entrepreneurs et d'investisseurs français dans l'éducation.Cette base de données recense toutes les sociétés Edtech françaises afin de donner plus de visibilité à la filière du numérique éducatif et du learning dans toutes ses composantes. L'idée est également de permettre le rapprochement entre votre offre et la demande publique et privée. Cette base de données est mise en forme grâce à une data visualisation et est consultable par toutes et tous. Merci de bien vouloir remplir ce questionnaire pour que nous puissions récupérer les informations nécessaires pour vous mettre en valeur (année de création, secteur d’activité, stack techno, etc…). Attention ne sont pas inclus les sociétés de conseil et les médias. En cas de doute, n'hésitez pas à envoyer un mail avant de remplir le formulaire à contact@observatoire-edtech.com L’équipe

Statistiques

Produits / services

  • Outils de gestion pour enseigner et former 122
  • Formation à des compétences numériques 121
  • Formation à des compétences techniques 102
  • Formation académique 93 
  • Services aux familles et étudiants 72
  • Activités extra-scolaires et développement personnel 70
  • Services pour publics à besoins éducatifs particuliers 61
  • Autres 39

Clients

  • Établissements d'enseignement 196
  • Entreprises 193
  • Particuliers 164
  • Organismes de formation 115
  • Services publics ou associations 102
  • Autres 5 

Technologies

  • Contenus innovants 170
  • Serious game / learning apps 110
  • Solutions de distribution 108
  • Adaptive learning 101
  • Learning Management System / CMS 88
  • Social media / outils de collaboration 71
  • Plateforme d'agrégation et distribution de services 63
  • Technologies de back / middle office, connections 61
  • Blended learning 53
  • Supports / équipements 28
  • Réalite virtuelle / augmentée 28
  • IoT / digital school places 19
  • Autres 13

Régions

  • Île-de-France 210
  • Auvergne-Rhône-Alpes 25
  • Nouvelle-Aquitaine 15
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur 11
  • Hauts-de-France 15
  • Occitanie 12
  • Bretagne 7
  • Pays-de-la-Loire 10
  • Centre-Val-de-Loire 6
  • Grand-Est 4
  • Normandie 1
  • Bourgogne-Franche-Comté 1
  • Corse 1

administrateur Publié le : Dimanche 20 mai 2018 @ 11:58:42

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#EdTech : Blippar où Réalité Augmentée et Intelligence Artificielle se rencontrent !

blippar IA AR TEC2018.jpg

https://web.blippar.com/

Réalité augmentée dans la salle de classe

Le pouvoir de la réalité augmentée pour l'éducation est la couche de créativité, d'interactivité et d'engagement qu'elle peut ajouter à un objet ou à un sujet. AR learning peut aider les étudiants ayant des capacités variables en réduisant le temps qu'il faut pour saisir des sujets complexes. C'est un moyen efficace de donner vie aux idées dans la salle de classe ou à la maison, en laissant les apprenants visualiser ce qui fonctionne. 
Par exemple, il est beaucoup plus intéressant et amusant d'assister à l'éruption d'un volcan sous vos yeux, ou de voler à travers le système solaire avant de s'arrêter pour en apprendre davantage sur chaque planète. AR rend l'apprentissage plus mémorable et plus facile à comprendre de cette façon.

Comment ça marche

Chez Blippar, nous voulons donner aux éducateurs, aux éditeurs éducatifs, aux institutions culturelles et aux lieux de travail les outils pour rendre l'apprentissage plus interactif, amusant et efficace. Tout commence avec notre outil de création AR, appelé Blippbuilder. Cet outil facile à utiliser vous permet, ou même à vos élèves, de créer vos propres expériences de réalité augmentée pour donner vie à vos leçons. 

Si vous cherchez un peu d'inspiration avant de créer vos propres expériences de RA (nous appelons ces blipps), jetez un coup d'œil à certaines que nous avons déjà faites.

Foire aux questions 

  • Blippar est une société de technologie spécialisée dans la réalité augmentée et la vision par ordinateur, le domaine de l'Intelligence Artificielle (IA) centré sur la compréhension de la vue et la reconnaissance du monde devant vous. Blippar a créé une gamme de produits capables de maîtriser la réalité augmentée et la vision par ordinateur dans un large éventail de secteurs. Le produit phare de Blippar est le navigateur de réalité augmentée - L'application Blippar.

  • Ambarish Mitra et Omar Tayeb ont eu l'idée de Blippar après avoir partagé une blague à propos de la reine qui prend vie à partir d'un billet de 20 £. Quelques jours plus tard, Tayeb avait créé un prototype qui fonctionnait et après que les deux aient uni leurs forces avec Steve Spencer et Jess Butcher, Blippar était né!

  • Notre mission est résolument audacieuse: être le pont qui réunit les mondes numérique et physique, en améliorant la vie quotidienne. Nos produits aident les gens à comprendre le monde qui les entoure en intégrant une intelligence et une compréhension avancées dans les objectifs de la caméra et en présentant un contenu divertissant ou utile basé sur ce qu'ils voient.

  • La réalité augmentée (RA) fait référence à une technologie qui permet d'afficher des informations numériques - vidéos, photos, liens, jeux, etc. - sur des objets du monde réel à travers l'objectif d'un smartphone, d'une tablette ou d'un appareil portable. 

  • La réalité augmentée peut amener tous vos matériaux physiques, emballages et même vos produits à la vie. AR déverrouille le contenu numérique et fournit un tout nouveau canal pour communiquer avec vos clients - vos produits. Et pour les consommateurs, il visualise des produits et des concepts auxquels vous n'auriez pas accès autrement

  • La vision par ordinateur est un sous-domaine de l'intelligence artificielle (IA), qui est axée sur le traitement visuel. L'objectif de la vision par ordinateur est que les ordinateurs atteignent une compréhension des images au niveau humain. Afin de rehausser le monde de manière efficace et à grande échelle avec une réalité claire, vous devez d'abord comprendre cette réalité devant vous. Pour cette raison, nous avons introduit la vision par ordinateur dans l'application Blippar et comme l'une de nos offres de base.

  • L'apprentissage en profondeur est une forme de technologie d'intelligence artificielle qui tente de simuler le fonctionnement d'un cerveau humain. Chez Blippar, nous utilisons cette technologie pour entraîner les lentilles sur des appareils intelligents afin de reconnaître toute image ou tout objet de la même manière que le cerveau humain.

 

Ed tech ouvre des opportunités incroyables - mais il ne remplacera jamais un bon professeur

https://www.tes.com/news/school-news/breaking-views/ed-tech-opens-amazing-opportunities-it-will-never-replace-a-great

Si elle est utilisée pour responsabiliser les enseignants et les élèves, la réalité augmentée et la vision par ordinateur peuvent révolutionner l'apprentissage pour des millions de personnes, écrit un expert en technologie.

Si un enseignant de l'époque victorienne, avec sa robe académique et son mortier, pouvait entrer dans la salle de classe en 2018, ils trouveraient certaines choses familières. Bien que les méthodes d'enseignement ne ressemblent en rien à ce qu'elles étaient il y a 150 ans, elles pourraient encore occuper à peu près la même position à l'avant d'une classe. Ils griffonneraient peut-être sur un tableau blanc plutôt que sur un tableau noir, mais l'enseignant serait capable de reconnaître immédiatement où ils se trouvaient. Comparez cette situation à celle d'un médecin victorien, qui serait complètement déconcerté s'il voyageait dans un hôpital moderne de haute technologie avec ses scanners, ses moniteurs cardiaques et ses ventilateurs.  

Car, malgré le battage médiatique, la technologie n'a pas réussi à révolutionner véritablement la classe. Il y a eu des discussions messianiques sur l'impact de la technologie dans l'éducation au cours des dernières décennies, mais c'est parfois juste un boulon sur le programme d'études; un changement que certains soutiennent n'a jusqu'à présent modifié que les résultats d'apprentissage marginaux. Le rythme auquel la technologie devient obsolète est également une préoccupation pour les écoles qui achètent de nouveaux appareils sur des budgets étirés.

Cependant, les récents progrès dans la science de la réalité augmentée (RA) et de la vision par ordinateur (CV) , qui est le domaine de l'intelligence artificielle qui forme les lentilles de caméra pour reconnaître et comprendre le monde qu'ils voient, pourraient changer ce scénario. Cette technologie peut jouer un rôle potentiellement important dans l'enrichissement du parcours éducatif des élèves de l'école maternelle à l'université et au-delà en formation professionnelle et en milieu de travail. L'AR et le CV peuvent faire la différence parce que, ensemble, ils permettent aux utilisateurs d'interagir avec des objets du monde réel plutôt que l'expérience mince et passive de simplement regarder un écran d'ordinateur. Imaginez si un enfant pouvait pointer son smartphone sur un objet aléatoire, et il leur a dit ainsi que leur a montré son nom, son histoire et comment cela fonctionne. 

Les étudiants en biologie pourraient, par exemple, pointer leur téléphone sur une pomme pour apprendre comment les arbres fruitiers protègent leurs graines pour la reproduction ou ils pourraient le pointer sur un chef-d'œuvre de la Renaissance - pour voir une explication complète du symbolisme de chaque aspect de la peinture. Les étudiants en médecine pouvaient voir une animation complète de l'anatomie AR en temps réel en pointant, par exemple, une articulation du genou. Les étudiants en sciences pourraient découvrir les planètes dans leurs manuels en orbite autour d'eux. Une fois les technologies AR et CV combinées à la reconnaissance vocale, n'importe qui peut pointer son appareil sur n'importe quel objet, poser une question et obtenir une réponse immédiate. 

Pourquoi ce "moteur de recherche visuel" fera-t-il une telle différence? Parce que l'AR créera une expérience d'apprentissage plus vivante et plus puissante que de se contenter d'écouter une conférence, de lire un manuel ou de chercher un fait en ligne. Il est bien connu que beaucoup d'entre nous trouvent les concepts plus faciles à saisir lorsqu'ils sont présentés visuellement. Des études ont montré que la combinaison de méthodes d'apprentissage visuelles et verbales peut améliorer la mémoire de travail. C'est quelque chose que nous savons instinctivement: pour des générations d'enseignants ont enseigné des fractions dans les mathématiques des premières années avec des diagrammes de tarte aux pommes.

Une révolution technologique dans le monde en développement

L'apprentissage AR et CV nous permet également de vivre l'expérience de découvrir des informations pour nous-mêmes. Si nous sommes curieux à propos d'une belle plante inconnue ou d'un bâtiment historique lorsque nous sommes en voyage, nos vies occupées signifient que nous ne prenons pas le temps d'en apprendre plus à ce sujet par la suite. Cependant, avec cette technologie, nous serons en mesure d'apprendre ce que c'est en quelques secondes - ce qui nous permettra de garder constamment nos esprits en mouvement tout au long de la vie.

En plus d'être culturellement enrichissante, la capacité d'autoformation deviendra de plus en plus importante dans les années à venir, alors que le succès sur le marché de l'emploi dépendra de notre capacité à apprendre de nouvelles informations rapidement, surtout au rythme des changements technologiques. L'auto-apprentissage est également efficace. Nous sommes plus susceptibles de nous souvenir des informations que nous avons recherchées que des informations qui nous ont étéprésentées passivement.

Mais peut-être que l'utilisation la plus efficace de l'AR et du CV dans l'éducation pourrait être dans le monde en développement. Actuellement, plus de 750 millions de personnes dans le monde ne peuvent pas lire. Ces technologies permettront aux gens - jeunes et moins jeunes - de «visuellement» chercher sur Internet, même s'ils ne sont pas alphabétisés. Lorsqu'il est combiné avec la reconnaissance vocale, cela permet à ceux qui ne peuvent pas bien lire de se former en pointant leur appareil photo du téléphone sur des objets d'intérêt et de poser des questions.

Par exemple, une personne analphabète pourrait pointer son téléphone vers un papillon et demander d'où elle vient et ils entendraient la réponse ainsi que regarder une animation d'une chenille se transformant en un papillon. C'est une révolution qui pourrait autonomiser des millions de personnes. Par le passé, l'acquisition de connaissances nécessitait un certain niveau d'alphabétisation de base - même pour rechercher les informations les plus simples sur Internet. Pour la première fois, ces technologies permettent même à l'analphabète de rechercher et de recevoir de nouvelles connaissances. 

Nous commençons tout juste à réaliser la puissance des technologies AR et CV. Cependant, nous ne devrions pas tomber dans un techno-utopisme qui sous-estime les obstacles pratiques à son adoption généralisée. Aucun dispositif AI ne peut fonctionner efficacement dans de grandes parties du monde en développement qui font toujours face à un approvisionnement Internet et électrique peu fiable.

Malgré l'énorme propagation des smartphones à travers le monde, ils restent chers pour les systèmes éducatifs les plus pauvres du monde. Et la plus grande erreur est de supposer que la technologie peut en quelque sorte remplacer le rôle d'un grand enseignant, en particulier dans le monde en développement où il y a une pénurie d'enseignants bien formés. Quelles que soient les inventions à l'horizon, le lien humain entre l'enseignant et ses élèves - qui leur permet d'éduquer, d'inspirer et de nourrir la curiosité - n'est pas quelque chose que les machines pourront jamais rendre obsolète. Le rôle de la technologie est de responsabiliser les enseignants et les étudiants.

Ambarish Mitra est PDG et co-fondateur de Blippar


administrateur Publié le : Mardi 10 avril 2018 @ 12:00:23

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