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Une imprimante 3D eMotion Tech pour tous les collèges de @EducationFrance

eMotion-Tech-Imprimante3D-TEC2017.jpg

 

https://www.reprap-france.com

Créée en 2012 (une éternité dans le milieu), eMotion Tech est une sociétée spécialisée dans la conception, le développement et la commercialisation d'imprimantes 3D et robots pédagogiques.

Nous concevons et fabriquons en région toulousaine un matériel open-source (libre de droits), le savoir se partage et l'innovation ne s'arrête pas à un brevet.

Le coté bricolage malin et pédagogique, rencontre un certain succès auprès des passionnés et attise la curiosité d’un nouveau secteur d’activité : Les professionnels de la conception (graphiste 3D, chercheurs et développeurs, designers ou maquettistes). eMotion Tech décide de se tourner vers de nouveaux produits plus facile d’accès, ergonomiques et adaptées à ce type de clientèle : La gamme Up !

eMotion-Tech, au travers de ses produits permet de mieux appréhender le monde de l’impression 3D tant pour les particuliers que les professionnels :

La gamme « Open source », qui saura ravir tous les passionnés de mécanique, d’électronique et de CAO.

La gamme « UP », issue du développement de PP3DP (dont eMotion Tech est le revendeur officiel français depuis avril 2013), est composée de 3 machines (la UP Plus 2, la UP Mini et la UP Box) conçues en PLUG&Play (15 min après avoir reçu la machine, il est possible d’imprimer). Cette gamme est orientée vers les professionnels souhaitant une solution à faible coût pour palier à leurs  besoins en prototypage.

La MicroDelta Rework à partir de 400€ !

Avec le succès de la µDelta, et fort de nos 5 années d'expérience dans le développement d'imprimantes 3D, eMotion Tech est fier de vous présenter sa dernière création : la MicroDelta Rework.


N'ayez plus peur de la technologie, bien pensée, elle devient accessible à TOUS !

Les choix techniques eMotion Tech

Avec un objectif de qualité, nous vous expliquons sans langue de bois les choix qui ont guidés notre développement :

Une électronique haut de gamme conçue en France

  • Nous avons conçu une électronique 32bits adaptée au mode de déplacement des robots delta, permettant une augmentation de la vitesse des déplacements sans perte de qualité. En effet, la carte eMotronic cadencée à 96Mhz permet un calcul fluide du passage de l’espace cartésien à la cinématique delta.
  • Dédiée à notre MicroDelta Rework, les connecteurs en façade ainsi que la prise de branchement rapide (faisceau) offrent une grande facilité d’assemblage et d’usage de cette machine.

Une structure rigide et fiable

  • Deux blocs en acier plié composent la structure et limitent grandement le nombre de sous-ensembles et de petites pièces nécessaires à l’assemblage, offrant ainsi une grande rigidité, et une facilité d’assemblage.

Des éléments de transmissions et de guidages professionnels

  • Les roulements linéaires sont remplacés par des paliers lisses. Grace aux retours des utilisateurs de nos anciens modèles, nous avons choisi ces éléments qui sont plus durables dans le temps et limitent l’usure des arbres de guidage.
  • Nous avons choisi le moulage par injection pour la fabrication des biellettes, permettant de diminuer drastiquement la variance (écart de longueur entre les 6 biellettes) et offrant une géométrie parfaite à vos pièces imprimées.
  • Arbres de guidages de 10mm taraudés offrant une facilité d’usage et une augmentation de la rigidité de la machine.
  • Chariots en plastique injecté qui offrent un alignement parfait entre les paliers.

Une extrusion précise et fiable

  • Extrudeur débrayable pour retirer ou recharger le filament avec une simple pression des doigts.
  • Accompagnement manuel du filament avec une roue usinée permettant un débit très précis.
  • Pas de jeu possible ou d’espace vide sur le passage du filament, nous pouvons ainsi malgré le système d’entrainement déporté travailler tous les types de matériaux disponibles y compris les flexibles.

Imprimante 3D MicroDelta Rework  Reprap France TEC2017.jpg

+ ACCESSIBLE :

  • Montage intuitif réalisable en 3h,
  • Fonction d'auto-calibration
  • Extrudeur usiné en aluminium compatible avec tous les matériaux du marché
  • Support technique téléphonique gratuit

+ EVOLUTIVE :

  • Plateau chauffant (jusqu'à 100°C)
  • Bi-extrusion (multi matériaux ou multicolore)
  • Ecran de contrôle avec support SD

+ PRECISE :

  • Elements de transmission (biellettes et charriots) fabriqués avec une précision au micromètre
  • Eléments de guidage chromés rectifiés
  • Ventilation adaptée à l'impression de petites comme de grandes pièces, et à l'utilisation de matériaux techniques

+ ROBUSTE :

Nous avons conçu la MicroDelta Rework avec des techniques de fabrications dédiées telles que l'usinage, le pliage et le moulage injection assurant ainsi une rigidité et une stabilité inégalée.
Plus de tiges filetées, ni de pièces imprimées structurelles aux tolérances aléatoire, chez eMotion Tech, nous valorisons la qualité avant tout.

+ RAPIDE : 

Afin de tirer le meilleur parti de la structure Delta qui permet déjà des vitesses et des accérations plus importantes, nous avons conçu une électronique 32 bits, cadencée à 96Mhz capable de calculer des déplacements de façon plus pertinente et efficace que les autres machines du marché.

Caractéristiques :

  • Dimensions : Hauteur 530mm, Largueur 261mm, Profondeur 285mm
  • Volume d’impression : 150mm de diamètre pour 200mm de hauteur.
  • Epaisseur des couches de 100 à 350 microns selon les paramètres d’impression
  • Filament compatible : PLA (ABS, G-fil, M-fil, Flex avec l'option plateau chauffant et tous filaments disponibles au format 1.75mm)
  • Vitesse d’impression nominale : >80mm/s
  • Vitesse de déplacement maximale : 200mm/s
  • Vitesse de déplacement nominale : 150mm/s
  • Précision moyenne (X,Y) 100 microns
  • Précision moyenne (Z) 50 microns
  • Type d’électronique eMotronic et carte micro SD
  • Impression à l’aide d’une tête d’extrusion Hexagon (buses interchangeables)
  • Buse 0.4mm par défaut
  • Système d’exploitation Windows XP, Vista, 7,8,10, Ubuntu 12+, MacOs
  • Logiciel fourni, Repetier préconfiguré pour MicroDelta Rework
  • Connectivité USB
  • Alimentation fournie, 24V, 150W


Le kit comprend :

  • L'ensemble des pièces détachée du kit 
  • Un échantillon de plastique (pas de bobine de plastique fournie dans le kit)


Documentation détaillée :
N'hésitez pas à consulter la notice dans notre section de téléchargement pour vous faire une idée du montage (disponible au lancement des précommandes)

Options de la MicroDelta Rework à venir :

  • LEDs
  • Bi-extrusion
  • Carénage
  • Vente de machine assemblée marquage CE respectant la norme machine réalisé par un organisme tier

CONTACT 

+33 (0)5 82 95 26 62 - contact@emotion-tech.com

27 bd de Genève 31200 Toulouse - Visites uniquement sur RDV
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h3
 

Jeudi 23 mars 2017 @ 11:35:31 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 25 au 31 mars 2017

Samedi 25 mars à 20h50 sur France 5 "L'odyssée Resetta - 2017"
Dimanche 26 mars à 13h35 sur France 5 "Superstructures, l'hôtel 7 étoiles de Dubaï - 2008"
RADIO Dimanche 26 mars à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles"
Lundi 27 mars à 17h10 sur ARTE "Xénus : Démence numérique, l'ordinateur rend-il... - 2015"
Mardi 28 mars à 20h50 sur France 5 "Film : Le cerveau d'Hugo - 2012"
Jeudi 30 mars à 17h10 sur ARTE "Xenius : Electricité, comment nos foyers sont-ils alimentés ? - 2015 "

Et tous les jours sur ARTE : "X:enius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 21 mars 2017 @ 22:42:46 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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LAVAL VIRTUAL, Quelle réalité virtuelle dans @educationfrance #FrenchTech #EDtech

LAVAL-VIRTUAL-TEC2017.jpg

http://www.laval-virtual.org

PROGRAMME_SALON-LAVAL-VIRTUAL via TEC2017.jpg

L’innovation et les nouvelles technologies sont des facteurs primordiaux de réussite pour le développement et la croissance des entreprises, tout secteur confondu.

Depuis 1999, Laval Virtual est le salon de référence de ces évolutions et le leader européen dans les domaines des nouvelles technologies et usages du virtuel.

Sur le salon cela se traduit par une affluence de visiteurs plus importante chaque année, 15 500 visiteurs en 2016, et par une diversification constante des secteurs d’activité représentés : Industrie, Patrimoine, Santé, Formation, Marketing, Culture,etc.

Cette croissance renforce à chaque édition le statut incontournable de Laval Virtual qui réunit toute la communauté des nouvelles technologies.

LES AXES TECHNOLOGIQUES DU SALON

  • Réalité virtuelle
  • Réalité augmentée
  • Impression 3D
  • Robotique
  • Objets connectés
  • Capture 360 et scan
  • Motion capture
  • 3D interactive
  • Drones
  • Solutions immersives
  • Wearables
  • Projection mapping

UN PEU D'HISTOIRE

Créé en 1999 sous l’impulsion de l’ancien Ministre de la Recherche et Maire de Laval, François d'Aubert, le concept de “Laval Virtual” (imaginé par Bernard Taravel, Professeur à l'Université d'Angers, cocréateur du Futuroscope, Guy Le Bras, DG du GART et Simon Richir, Professeur aux Arts et Métiers ParisTech) est alors de réunir sur un même lieu, un grand nombre d’acteurs de la Réalité Virtuelle, allant de l’enseignement à la recherche en passant par les entreprises et le grand public.

La mise en œuvre du concept “Laval Virtual” fut confiée à Jean-François Fontaine qui en assura la direction générale de 1999 jusqu’à son dixième anniversaire en 2008.

Dès sa première édition en juin 1999, Laval Virtual rencontre un grand succès. Plus de 8 000 participants, une large couverture médiatique et une forte participation des universités japonaises, propulsent à cet instant Laval sur la planète des hautes technologies.

Au fil des éditions, les Rencontres Internationales de la Réalité Virtuelle deviennent les Rencontres Internationales des Technologies et Usages du Virtuel, ne représentant plus seulement la Réalité Virtuelle dans son ensemble mais également la Réalité Augmentée, la 3D interactive, la Robotique, l’Internet des Objets et toutes les Technologies Innovantes et Convergentes.

Grâce à une forte croissance de 20 % d'exposants en 2013, Laval Virtual s'est agrandi en 2014 : une extension de 1 000 m² s'est ainsi ajoutée dont 300 m² consacrés à l'exposition. La totalité de l'exposition atteind en 2016 5200m², une croissance qui va de paire avec la forte demande naissante des potentiels utilisateurs.

Devenu incontournable pour les entreprises, les laboratoires et les universités qui travaillent au développement de la Réalité Virtuelle et Augmentée, le succès de Laval Virtual se poursuit avec l’émergence d’un nouveau projet à Laval : Laval Virtual Campus, qui verra le jour courant 2017.

Retrouvez tous les chiffres de l'édition 2016.

LES DIFFÉRENTS PÔLES DE LAVAL VIRTUAL

Laval Virtual propose : deux expositions, une dédiée aux professionnelles, une seconde ouverte au grand public ; un forum d'investissement ; une StartUp area ; des tables rondes ; des conférences scientifiques ; des awards ainsi que des compétitions étudiantes.

Pour débattre, réfléchir aux outils qui feront le futur et rencontrer des professionnels :

Pour relever des défis et être le meilleur dans votre domaine :

Mardi 21 mars 2017 @ 13:28:25 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Colloque International du RAIFFET à Douala (Cameroun) 24 au 27 octobre 2017 Éducation technologique, formation professionnelle, dynamique d’innovation au service de la société

RAIFFET-DOUALA-CAMEROUN-TEC2017.jpg

https://raiffet.org/5eme-colloque-international-raiffet-a-douala-cameroun-24-27-octobre-2017/

Participer au colloque

Cliquez :

Lire l’appel à communication :

Préambule

Le RAIFFET a pour ambition de développer la solidarité et les coopérations internationales entre les institutions de formation de formateurs, en Afrique et dans les autres pays du monde, et entre les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les formateurs qui interviennent dans les domaines de l’éducation et de la formation technologique et professionnelle. Ce 5e colloque vise à porter notre attention sur l’innovation dans l’enseignement, l’éducation et la formation pour soutenir le développement de nos sociétés et accompagner leurs évolutions. De manière simultanée, nous voyons, d’une part, se développer et se banaliser de nombreux outils qui facilitent et révolutionnent les modes d’accès à la connaissance et donc au développement des capacités et des compétences de chacune et de chacun, et, d’autre part, nous mesurons de mieux en mieux l’accroissement des écarts sociaux, culturels et économiques qui engendrent plus de ségrégation, d’exclusion et de paupérisation. Au cœur de ces défis d’éducation pour tous et de formation professionnelle de chacune et de chacun, ce colloque ambitionne de questionner le rôle de l’innovation pour penser ce futur qui ne doit pas manquer d’avenir.

Les communications attendues permettront d’interroger les processus d’innovation et cela à trois niveaux de questionnements : le niveau méso interrogera les dynamiques institutionnelles et les politiques éducatives ; le niveau macro interrogera les organisations scolaires et/ou de formation et le niveau micro interrogera les dispositifs et les méthodes pédagogiques et/ou didactiques. Dans tous les cas, ce sont les questions de l’efficacité et de l’adaptation des solutions aux contextes locaux qui sont au cœur de ces débats, dans une perspective d’adéquation des activités de formation, de recherche et de développement aux besoins des collectivités et des sociétés, aujourd’hui et demain.

Ce colloque a aussi pour objectif de soutenir les activités du RAIFFET dans la constitution d’une communauté de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, d’enseignants, de formateurs, d’institutionnels. Le RAIFFET a permis de développer et structurer la coopération universitaire interinstitutionnelle pour penser ces pratiques innovantes de formation et de professionnalisation des acteurs.

Nous pouvons ainsi nous appuyer sur la chaire Unesco « Éducation scientifique et technologique et formation des enseignants » constituée en partenariat par l’ENSETP de Dakar et l’ÉSPÉ d’Aix Marseille. La réalisation du projet STETTIN, financé par le programme européen Erasmus Mundus Europe- zone ACP, nous a permis de conduire un grand projet international, engageant 19 partenaires internationaux et permettant la formation de 14 docteurs et 84 étudiants de master. Nous avons pu également développer de nombreuses cotutelles ou codirections de thèses sur ces thèmes de l’éducation technologique et de la formation professionnelle.

C’est également l’expérience que nous avons acquise dans plusieurs actions d’expertises et de formation auprès des institutions de formation et des entreprises publiques ou privées, notamment en Afrique mais également dans d’autres pays du monde qui nous permettent de renforcer et de développer le réseau. Les colloques constituent un excellent lieu de confrontation, de rencontres et de partages d’expériences ; les enjeux actuels sur l’innovation font de ce 5e colloque le lieu privilégié pour nous améliorer et progresser afin de soutenir collectivement le développement du réseau.

Les objectifs visés

Ce colloque doit favoriser les échanges entre partenaires et surtout entre les participants de ces programmes. Il n’est pas le seul rendez-vous institutionnels mais il est l’occasion de développer des coopérations scientifiques, de promouvoir les pratiques innovantes et de contribuer à la  professionnalisation  des acteurs. Cette formation à et par la recherche en éducation participe de la professionnalisation de l’ensemble des partenaires du réseau.

Ce colloque est l’occasion de diffuser des résultats des recherches conduites dans le domaine de l’éducation scientifique et technologique et de la formation professionnelle, d’échanger sur les innovations, vecteur du développement des sociétés, de favoriser la construction de futurs programmes communs et de soutenir la publication scientifique afin de valoriser les recherches conduites au-delà de nos réseaux locaux.

Par ailleurs, ce colloque vise à accompagner les doctorants et post-doctorants dans une démarche de communications et de publications scientifiques. Dans cette perspective, une session spéciale doctorants ou jeunes docteurs (ayant soutenu depuis moins de deux ans) est organisée pour leur permettre de présenter leurs travaux de recherche. Deux formats sont proposés :

  • Pour les doctorants, il s’agit de présenter leur travail de thèse au cours d’un oral d’une durée de 15 minutes selon un format dit « classique »
  • Pour les jeunes docteurs, il s’agit de présenter leur thèse en adoptant le format « Ma thèse en 180 secondes »

Le soutien aux jeunes chercheurs sera valorisé par la remise du grand prix des jeunes chercheurs du RAIFFET.

Par ailleurs, les actes du colloque seront publiés et une sélection de textes fera l’objet de propositions d’article soumises à la revue indexée Distance et Médiations des Savoirs (https://dms.revues.org).

Thèmes du colloque

Ce cinquième colloque sera l’occasion de confronter les points de vue en matière de formation et de professionnalisation des enseignants dans les disciplines scientifiques, technologiques et professionnelles, qu’il s’agisse de regarder cette question au niveau de l’école de base dans le cadre de l’éducation pour tous (EPT), dans celui de l’éducation et la formation technologique et professionnelle (EFTP) ou dans celui de la pédagogie universitaire. Trois thèmes principaux organiseront les différentes communications proposées :

  • Méthodes pédagogiques, situations didactiques et organisations de formation innovantes et leur efficacité en matière d’apprentissage et de développement des compétences professionnelles des enseignants
  • Nouveaux outils, nouvelles pratiques, le rôle des technologies numériques dans l’éducation et la formation technologique et professionnelle
  • Pratiques innovantes en formation et professionnalisation : pédagogie universitaire

Dans chacun des thèmes une attention particulière sera portée sur les impacts sociétaux.

Premier thème :

Méthodes pédagogiques, situations didactiques et organisations de formation innovantes et leur efficacité en matière d’apprentissage et de développement des compétences professionnelles des enseignants

Les métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation appartiennent à la catégorie des métiers d’interactions humaines (enseigner, former, soigner, accompagner, aider, conseiller, assister, animer…). Ils requièrent l’adhésion du sujet, objet de l’intervention, et visent sa transformation. Trois éléments – le collectif de travail, l’environnement institutionnel et le contexte organisationnel – impactent les pratiques, mettant en tension deux registres de compétences, celles qui relèvent de l’objet du service, les contenus d’enseignement par exemple, et celles qui organisent la communication de cet objet. Cette tension se traduit en oppositions fortes de l’un envers l’autre par l’exagération de la prégnance de l’un sur l’autre. Ainsi, l’académisme disciplinaire est opposé au pédagogisme scolaire, comme si l’un ou l’autre ne pouvait coexister dans la formation professionnelle d’un enseignant, comme si l’on pouvait se soucier exclusivement de l’un sans se préoccuper de l’autre. Les pratiques professionnelles des enseignants – il en est de même pour les formateurs – sont plus compréhensives et articulent finement les savoirs professionnels qui combinent ces deux registres de compétences. Les analyses des pratiques permettent d’identifier trois registres de savoirs professionnels : la maitrise des savoirs à enseigner, la maitrise de l’enseignement de ces savoirs et la maitrise du rôle d’enseignant acteur du système éducatif dans lequel il agit. Cette organisation en niveaux de maitrise est opérationnelle pour décrire l’un ou l’autre des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. Pour autant, chacun de ces registres n’est pas indépendant l’un de l’autre. Leurs interrelations doivent être mises en tension permanente dans le cursus de formation. L’objectif étant de former des professionnels, cette mise en tension doit s’exprimer par la mise à l’épreuve de l’acquisition des connaissances dans le cadre des enseignements dispensés dans l’institution de formation avec la construction des compétences construites tout au long des périodes de stages professionnels.

Dans ce thème, les propositions s’attacheront à présenter des expérimentations ou des travaux de recherches qui se fondent sur des approches innovantes de développement des compétences. Les organisations pédagogiques telles que l’approche par projet, les organisations basées sur la résolution de problèmes (de préférence à partir de problèmes « réels » en lien avec les situations professionnelles rencontrées sur le terrain par les étudiants lors de leurs différents stages professionnels), la pédagogie inversée, les groupes de travail métier, l’accompagnement et le suivi individualisé, l’école ouverte, l’adossement des formations aux méthodologies de recherche scientifique etc., sont autant de modalités qui permettent de rompre avec une approche « descendante » de type cours, TD, TP. Les communications retenues pourront adopter des points de vue institutionnels, sociologiques, didactiques, psychologiques…

Deuxième thème :

Nouveaux outils, nouvelles pratiques, le rôle des technologies numériques dans l’éducation et la formation technologique et professionnelle

Aujourd’hui, nul besoin de revenir sur l’intérêt sans cesse croissant de l’apport du numérique dans l’éducation et la formation aussi bien initiale que continue. Nous le devons prioritairement aux secteurs des télécommunications et des TICs qui ont connu de profondes mutations au cours de ces dernières années, entraînant au passage, des bouleversements sans précédents dans tous les domaines de la vie. Dans la majorité des pays de grands projets sont en cours dans le but d’assurer le désenclavement numérique, de généraliser l’usage du numérique dans l’optique d’améliorer les conditions de vie et également les conditions et les moyens d’acquisition et de transmission des savoirs. Les Technologies de l’Information et de la Communication se développent sur le continent Africain et s’imposent de plus en plus comme facteurs incontournables de transmission des savoirs dans l’enseignement technologique et professionnel. Les futurs enseignants sont astreints à leur utilisation, les formateurs des formateurs les emploient soit par effet de mode soit pour améliorer la transmission. De nouvelles formes d’hybridisme sont expérimentées, le présentiel ne semble plus contenir toute la demande active en matière de diffusion du savoir.

Cette thématique sera l’occasion pour les experts et les acteurs de l’éducation de répondre à de nombreux questionnements en matière d’évolution numérique et e-innovation pédagogique dans l’enseignement technologique et professionnel. Il permettra d’évaluer la pénétration des technologies nouvelles en milieu éducatif africain et leurs impacts sur l’apprentissage ; de réfléchir aux nouveaux défis à relever et proposer des lignes directrices nécessaires à faire du numérique le véritable moteur du décollage collaboratif, éducatif et socioculturel de chaque pays.

Troisième thème :

Pratiques innovantes en formation et professionnalisation : pédagogie universitaire

L’enseignement universitaire repose encore trop largement sur un modèle transmissif descendant, fondé sur une approche par les contenus. Ce modèle montre ses limites dans les résultats des étudiants avec de forts taux d’échecs qui se traduisent par des abandons d’étude assez importants et une très faible adéquation entre les connaissances universitaires enseignées et les compétences à développer, notamment si l’on considère les questions d’adéquation des formations aux emplois susceptibles d’être occupés par les étudiants à l’issue de leur formation, pour ceux qui obtiennent un diplôme. La professionnalisation croissante des diplômes universitaires, en corrélation avec le taux d’employabilité des étudiants diplômés, et la réduction de l’échec universitaire sont au cœur de toutes les évolutions des systèmes universitaires. La structuration des formations dans des cursus organisés selon l’architecture LMD (licence, master, doctorat) engagée dans le cadre du processus de Bologne, suppose de repenser les organisations de formations (unités d’enseignement, semestrialisation, progression des cycles, professionnalisation des cursus…) et leurs modalités d’évaluation (évaluation du développement des compétences, contrôle continu…). De telles organisations impliquent de refonder complètement la pédagogie universitaire en abandonnant la traditionnelle organisation cours magistral, travaux dirigés d’application des cours et travaux pratiques.

Ce thème doit permettre de faire le point sur les pratiques et les recherches en pédagogie universitaire. Les propositions de communications proposées pourront aborder un ou plusieurs aspects tels que : les outils pédagogiques, les pratiques d’évaluation, l’approche par compétences et l’innovation dans l’enseignement supérieur. Il sera aussi l’occasion de créer des collaborations entre les praticiens et les chercheurs pour promouvoir la recherche-action en matière de pédagogie universitaire.

Samedi 18 mars 2017 @ 11:59:55 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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POLLEN ROBOTICS fait de la robotique un voyage où les histoires émergent de la curiosité...

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http://pollen-robotics.com/fr/

Tout le monde à bord !

Nous sommes convaincus que la robotique va changer fondamentalement la manière dont nous interagissons avec les objets qui s’animent autour de nous. Nous souhaitons placer les citoyens au coeur de cette révolution, leur permettre de libérer leur créativité, de comprendre et de forger ce nouveau monde robotique.

Nous créons des robots pour les citoyens du monde

Nous avons l’intime conviction que cela se fera à travers la collaboration entre des personnes venant d’horizons et de cultures différentes qui apportent chacun leur sensibilité propre. Nous facilitons et encouragons ces échanges en concevant des technologies ouvertes et en favorisant l’émergence de communautés. Pour cela, nous construisons des produits élégants, innovants, et simples qui stimulent la créativité à travers une expérience unique.

Nos produits et offres de service

Vous avez un projet de robot ? Vous avez besoin d'aide pour passer de l'idée à la réalisation ? 
Nos offres de service sont là pour répondre à vos besoins.

Une équipe d'experts

Pollen Robotics est spécialisée dans la conception et le développement rapide de solutions robotiques sur mesure. Notre démarche est centrée utilisateur afin de garantir une adéquation parfaite à vos besoins. Notre équipe est composé d'experts en mécanique, électronique, informatique, design de produit, interaction et intelligence artificielle. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs années, notamment sur le projet Poppy.

Une envie de robot ? Passer de l'idée à l'objet robotique

pollen robototics TEC2017.png

Nous maitrisons toutes les étapes clées du développement et vous accompagnons du concept intial au produit final.

Vos besoins

  • Réaliser un robot sur mesure ?
  • Passer rapidement de l'idée à la réalisation ?
  • Animer vos robots de façon artistique ?
  • Connecter et robotiser vos objets du quotidien ?

Nos solutions

  • Excellence technologique multidisciplinaire
  • Prototypage rapide et itératif
  • Des robots esthétiques et vivants
  • Des interfaces intuitives et connectées

https://www.facebook.com/pollenrobotics/

https://twitter.com/pollen_robotics

https://www.youtube.com/c/PollenRobotics

https://github.com/pollen

Jeudi 16 mars 2017 @ 13:08:52 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 18 au 24 mars 2017

Dimanche 19 mars à 13h35 sur France 5 "Superstructures, l'Empire State Buiding - 2011"
RADIO Dimanche 19 mars à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles"
Mardi 21 mars à 20h50 sur France 5 "Le pont du Havre, un monde de démesure - 2014"
Mercredi 22 mars à 23h20 sur ARTE "Comment j'ai détesté les maths - 2013"
Jeudi 23 mars à 23h50 sur France 5 "Renaître avec les mots - 2016"
Vendredi 24 mars à 20h30 sur LCP "Génération start-up - 2015"

Et tous les jours sur ARTE : "X:enius"
Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mardi 14 mars 2017 @ 23:00:10 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Prix Emile Hermès : les objets à jouer, Art et Technologie en action !

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http://www.prixemilehermes.com

L’Édition 2016

Depuis sa création en 2008, le Prix Émile Hermès s’engage dans la promotion de jeunes talents et soutient leurs démarches prospectives au début de leur carrière professionnelle. Pour la quatrième édition de ce Prix, la Fondation d’entreprise Hermès a choisi de questionner les candidats sur la thématique « Jouer », appliquée au champ domestique. Le jeu est non seulement une activité récréative favorable à l’imaginaire et aux plaisirs des sens, mais il participe également à la construction de soi et modifie le rapport à l’autre dans sa faculté à réunir les individus.

Le jury, présidé par la designer matali crasset, a choisi 12 projets finalistes à partir des 762 dossiers reçus, émanant de candidats de 62 pays différents. Ces projets sont ceux qui répondent le plus pertinemment au cahier des charges et aux problématiques de cette thématique dans sa dimension créative, expérimentale, écologique et sociétale.

Les propositions sélectionnées, prototypées spécialement pour le jury final, illustrent les aspirations d’une génération qui a grandi en pleine ère numérique. Chacune d’elles traduit le rapport à la technologie de son auteur. Deux grands courants se dessinent. Les plus nostalgiques ou pragmatiques revisitent des archétypes de jeux à travers des objets tangibles, utilisent des matières naturelles, inventent des dispositifs simples et réunissent souvent autour d’une activité collective et créative (Trikado, Snail Racing, Vibrato, Your Shelter, Luc, Talu, We do not Play at the Table). Les expérimentaux créent des ponts entre la technologie et le réel en utilisant le potentiel d’une application ou de l’encre numérique, le support d’une tablette et la magie de la réalité augmentée (Clico, Demi-jour, Dorémix, Interactive Wallpaper, Oracle). Dans chaque cas, « Jouer » s’affirme comme une expérience, un moment de découverte. La question de la liberté et du choix se trouve au centre des dispositifs des candidats. Loin de vouloir établir des règles strictes ou un système de compétition pénalisant, les projets se veulent des points de départ, des invitations à partager, rêver, créer. À chacun d’écrire son propre scénario selon son âge et sa personnalité.

La Thématique

Le Prix Émile Hermès est destiné à soutenir l’innovation et à promouvoir de jeunes talents dont la réflexion prospective accompagnera l’évolution de nos sociétés et de leurs modes de vie.
Pour la quatrième édition de ce Prix, la Fondation d’entreprise Hermès a choisi une thématique qui permet une réflexion sur une activité particulière et universelle, féconde pour les sens comme pour l’esprit : jouer.

Comprendre et perfectionner l’imagination, éprouver des plaisirs politiques, sociaux, littéraires ou galants, mais surtout joyeux, délicats ou populaires : l’histoire du jeu est riche des moments qu’il procure. Au-delà du rôle de l’activité ludique dans la société, les apports que l’individu en tire sont denses et multiples. Jouer l’insère dans son environnement, son époque et apparaît comme une activité essentielle de construction culturelle et sociale de soi.

Jouer comme activité primordiale de construction de soi…

Il ne s’agit pas ici de retracer une histoire globale du jeu depuis l’Antiquité, mais plutôt de prendre connaissance du fait que la réflexion sur les apports du jeu pour l’individu, et pas seulement le rôle du jeu dans la société, est finalement assez récente.
Un changement de perspective s’opère à partir de la fin du XVIe siècle avec l’essor des travaux mathématiques sur la probabilité. Leibniz, par exemple, considère que jouer est ce qui permet de comprendre et perfectionner l’art d’inventer, lié au plaisir que l’on prend à s’y livrer. Cette vision sera diffusée par les encyclopédistes qui loueront l’efficacité des jeux mathématiques.

L’histoire du jeu est riche de la description des plaisirs politiques, sociaux, littéraires, poétiques ou galants, mais surtout joyeux, délicats ou populaires qu’il occasionne. C’est toutefois plutôt au XXe siècle que les questions posées par le fait de jouer sont analysées en terme de construction sociale et culturelle de soi. Les travaux de Jean Château, Célestin Freinet, Jean Piaget ou Donald Winnicott, les études plus anthropologiques de Johan Huizinga et Roger Caillois, les réflexions philosophiques de Jacques Henriot ou les études anglo-saxonnes menées depuis le milieu des années 1980 et l’avènement du jeu vidéo, puis des supports et plateformes numériques, font évoluer les regards portés sur les pratiques du jeu.

Objets, structures, lieux…

Si l’on peut considérer que jouer est un amusement soumis à des règles, où il s’agit de se divertir sans qu’il y ait aucun enjeu, on soulignera que jouer « est pourtant loin d’être une chose sans gravité ou sans conséquence », que les pratiques du jeu illustrent souvent les valeurs d’une culture et contribuent à les préciser et à les développer.
Quelques directions semblent essentielles pour réfléchir et concevoir une dimension contemporaine du jeu :
Jouer permet de développer une action libre, perçue comme fictive et située en dehors de la vie courante, se déroulant dans un espace et un temps circonscrits avec des règles propres, dont l’issue n’est pas connue à l’avance. Jouer ne produit ni possessions, ni richesses.

Il peut être important de distinguer les objets dont on se sert pour jouer des structures du jeu qui seraient l’ensemble des règles et des schèmes que suivent les joueurs. La relation entre l’attitude ludique du joueur et la structure du jeu doit se comprendre comme un co-fonctionnement qui crée la situation de jeu.
En d’autres termes, les objets, les structures ou les « lieux » du jeu réels ou virtuels privilégient l’imagination, la fiction, les expériences où les joueurs sont force de proposition et créatifs. On peut s’y surpasser, c’est une activité féconde pour les sens et l’esprit. Réalité, adhésion, expérimentation.
Les designers ont souvent privilégié ce qui leur ressemble le plus : jouer comme pouvoir d’initiative où l’expérimentation est organisée par les règles constructives et le pouvoir d’imagination et d’autonomie développé par le regard, la manipulation, le « faire ». Que ce soit à travers des propositions pour l’enfant ou l’adulte, il y a souvent une méfiance pour l’éducation au sens classique et normé du terme et une reconnaissance du learning by doing / making / playing (Bruno Munari, Enzo Mari, etc.).
Les exemples du Bauspiel Schiff [Alma Buscher, 1923] ou des House of Cards [Charles et Ray Eames, 1952] témoignent de cette volonté de proposer des jeux pour construire sans forme prédéterminée.
Dans ce cadre, les jeux éducatifs d’imitation ne semblent pas les plus intéressants. Les activités qui proposent des scenarii ouverts d’où surgissent des possibilités semblent mieux s’accorder avec la position du designer. Les technologies, auxquelles l’activité numérique appartient indubitablement, peuvent être partie prenante de cette conception. Il semble alors possible de poser la question d’une redéfinition de ce qu’est jouer, à travers son support, son environnement, ou des dispositifs qui puissent permettre de reformuler les apports de cette activité.

Être ensemble…

Si ce besoin appartient à toutes les cultures, elles l’ont toutes cultivé différemment. Ce qui est transculturel ou vecteur d’apprentissage des autres cultures par la pratique (jouer) participe à beaucoup d’aspects de la vie des sociétés quelles que soient leurs origines. Lorsque le dispositif permet de jouer à plusieurs, de former un groupe, un ensemble, il favorise la sociabilité et même l’urbanité. Ses objectifs, les attentes et les règles régissant l’activité sont clairs, ses qualités implicites se déploient lors du jeu, sans même attendre le résultat.
À travers sa thématique « Jouer », la quatrième édition du Prix Émile Hermès implique donc des observations précises des modes de relations, des postures, des gestuelles, des besoins sociaux et culturels des individus à travers le jeu.
La reprise, l’adaptation ou la création de jeux, les objets, les supports, les dispositifs, éventuellement de petit rapport architectural à l’espace, ce qui traverse les cultures dans ces pratiques dont le partage est source de richesse d’esprit, ainsi qu’une capacité à créer hors des stéréotypes sont ses points d’ancrage.
Qu’ils soient envisagés de la façon la plus simple à produire ou mettant en jeu la technologie la plus pointue, les projets proposés devront prendre en compte les principes de développement durable afin de réduire l’empreinte de l’homme sur une planète qui comptera bientôt huit milliards d’habitants.
Le jury du Prix Émile Hermès demande donc aux candidats d’intégrer ces multiples enjeux dans leur démarche de production et de diffusion.

Le Jury

matali crasset
présidente du Jury, interview

Designer industriel de formation, matali crasset fait partie des figures les plus libres de sa génération. Elle navigue du réel au virtuel, de l’artisanat à la musique électronique, de l’industrie textile au commerce équitable. Scénographe, architecte d’intérieur, designer d’objets, de mobilier ou de services, elle questionne en permanence les codes qui régissent nos modes de vie. « Le design est dans la vie et la vie est dans le design », aime rappeler matali crasset. Avec elle, l’idée vient toujours avant l’image. Sa réflexion sur l’utilisation précède celle sur le décor. Ses créations défient ainsi les typologies. Sa colonne Quand Jim monte à Paris l’avait révélée au grand public en 1995, affirmant sa faculté à s’emparer de l’évolution de nos rituels quotidiens. Son canapé Permis de construire, en 2000, composé de modules à organiser, évoquait un terrain de jeux pour enfants. Avec matali crasset, le design est toujours un espace d’interaction, d’appropriation, de flexibilité. Un lieu où faire émerger de nouvelles attitudes et de nouvelles logiques.

Quelle est la pertinence de la notion de jouer dans un concours de design ?

Les designers ne sont pas uniquement là pour penser la matérialisation, ils peuvent aussi imaginer des dispositifs, des fils rouges qui vont permettre de donner de la cohérence à un objet, à un espace. Or, cet aspect du travail de designer est souvent sous-développé et sous-valorisé. Le jeu avec sa nécessité de cadre et de règles permet de donner plus d’importance à cette partie. La mise en forme du jeu n’est pas le seul aspect du projet. Il résulte d’un système de pensées complexe. Il faut faire en sorte que le projet tienne dans la dynamique du jeu, que tout soit en cohérence. Il y a un scénario à mettre en place. En général, cette partie du travail n’est pas montrée.

Les réponses des douze finalistes vous ont-elles étonnée ?

Elles sont toutes très différentes, tant du point de vue des échelles que des typologies. Certaines font l’effort d’être claires et simples, compréhensibles du premier coup d’œil. Ces projets-ci sont plus pensés comme des input pour stimuler l’imagination. D’autres jeux se situent à la frontière du réel et de l’immatériel. Ce sont des projets hybrides qui appartiennent à la fois au monde concret et au numérique. Ce qui se rapproche du monde des enfants, ces derniers ne faisant pas de différences entre les deux et passant naturellement de l’un à l’autre. Enfin, d’autres privilégient le tout numérique et tentent de s’insérer dans la vie quotidienne. On trouve des propositions à l’échelle de l’enfant, d’autres qui agissent sur l’espace ou qui travaillent sur la symbolique ou la recherche de l’objet juste. Ces douze projets reflètent bien les valeurs que veut transmettre cette jeune génération de designers.

Quelle est la place du jeu dans votre propre méthode de travail ?

On a longtemps qualifié mon travail de ludique ce que je ne revendiquais pas particulièrement. Jusqu’au jour où une amie anthropologue m’a expliqué que le terme ludique représentait « l’expérimentation du monde autour de soi ». De ce point de vue, cela reflète ma méthode de travail puisque j’aime les projets qui créent de l’interaction, qui génèrent des scénarii, des attitudes. Le jeu permet de créer des mondes utopiques, d’aller aussi très loin dans sa singularité de designer. Ce qui n’est pas souvent autorisé.

Qu’est-ce qu’un bon jeu selon vous ?

Un bon jeu est celui qui va nous sortir de notre quotidien. C’est une belle échappée, un moment où l’on oublie l’emprise du temps ou du réel. J’aime surtout les jeux qui permettent de magnifier avec un rien notre environnement. Ceux du designer italien Bruno Munari sont en ce sens exemplaires. Ce créateur nous donne le mode opératoire pour que notre environnement soit transformé en activité. J’aime ces jeux qui nous permettent de regarder le monde autrement. Et je n’aime pas les jeux de compétition, car je préfère inventer mes propres règles.

FONDATION D’ENTREPRISE HERMÈS

Fondation d’entreprise régie par la loi n°87-571 du 23 juillet 1987 modifiée
Siège social : 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 PARIS

Pour toute question relative au Prix Émile Hermès, merci d'écrire à : prixemilehermes@hermes.com

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Président de la Fondation : Olivier Fournier
Directeur de publication : Catherine Tsekenis
Coordination générale : Frédéric Hubin
Chef de projet Prix Émile Hermès : Clémence Fraysse

Comité d’organisation du Prix Émile Hermès 2016

Catherine Tsekenis
Chantal Granier
Clémence Fraysse

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boulet@tgcdn.com
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Mardi 14 mars 2017 @ 12:04:40 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Préparer la rentrée 2017 : Circulaire de rentrée

BO-circulaire-rentrée-2017-TEC2017.jpg
NOR : MENE1707568C
circulaire n° 2017-045 du 9-3-2017
MENESR - DGESCO

 


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions du premier degré ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale enseignement technique et enseignement général ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux chefs d'établissement ; aux professeurs
 

Préambule

En 2012, la France a fait le choix de s'engager en faveur de la jeunesse et la refondation de l'École est devenue alors l'une des priorités de l'action publique. Cinq ans après, l'engagement, la volonté de tous les acteurs du système éducatif ont permis d'atteindre cet objectif. Pour construire une école qui offre les mêmes chances à tous, les actions nécessaires ont été engagées avec détermination.

Priorité à l'école primaire, réforme du collège, rénovation des enseignements et de l'évaluation des acquis des élèves, renforcement de la formation des enseignants et personnels d'éducation, refondation de l'éducation prioritaire, renforcement de l'attractivité de l'enseignement professionnel, mise en place des parcours éducatifs ou encore développement du numérique éducatif : l'ensemble de ces mesures sont nécessaires pour permettre à chaque élève de construire progressivement un parcours cohérent, souple et sécurisé répondant à ses besoins et à ses aspirations.

Avec les créations d'emplois inscrites dans la loi de finances pour 2017, l'engagement de créer 54 000 emplois nouveaux pour l'enseignement scolaire a été tenu. Pour la seule rentrée scolaire 2017, 11 662 emplois nouveaux viennent renforcer non seulement les moyens d'enseignement, mais aussi les autres missions du ministère. Dans le premier degré, alors que les effectifs d'élèves diminuent à la prochaine rentrée scolaire, les écoles bénéficient de marges de manœuvre accrues pour intensifier le déploiement des mesures de la refondation de l'École de la République et répondre aux besoins de remplacement. Dans le second degré, les 4 400 créations d'emplois représentent une forte augmentation par rapport à la rentrée scolaire 2016, ce qui permettra d'accompagner la croissance démographique soutenue au collège et au lycée, tout en assurant le financement intégral de la réforme du collège, celui de l'adaptation de l'offre de formation professionnelle et les mesures d'accompagnement des lycées accueillant des élèves rencontrant des difficultés sociales. Afin de reconnaître pleinement le travail des personnels de l'éducation, leurs carrières sont modernisées et revalorisées dans le cadre du protocole « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » (PPCR) dans la fonction publique. Malgré un contexte budgétaire national contraint, le choix a donc été fait d'accorder à l'École toutes les ressources dont elle a besoin, de faire de l'éducation un investissement pour l'avenir de nos enfants et de notre pays.

La réforme de la formation initiale a redonné toute leur attractivité aux métiers du professorat et de l'éducation avec plus de 65 000 futurs professionnels en formation au sein des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe).

La lutte contre les inégalités sociales et territoriales est au cœur de la stratégie menée depuis 2012 et justifie l'effort budgétaire consenti pour l'École. Il appartient à tous les acteurs de veiller à ce que ces moyens bénéficient prioritairement aux territoires et élèves qui en ont le plus besoin. L'École tiendra ainsi la promesse républicaine de donner à chaque élève les mêmes opportunités, les mêmes libertés de choix, les mêmes chances de réussite.

Dans la continuité de l'engagement pris en 2012, nous portons pour la rentrée 2017 le projet d'une école exigeante et attentive au parcours de chaque élève (1), d'une école pleinement porteuse des valeurs de la République (2) et ouverte sur le monde contemporain (3), grâce à des équipes pédagogiques mieux accompagnées (4).

1. Une École exigeante et attentive au parcours de chaque élève 

1.1. Une ambition affirmée pour l'école et le collège

La priorité au premier degré

Depuis cinq ans, la priorité est donnée au premier degré. Cette priorité est à maintenir. Il s'agit de permettre à chaque élève d'acquérir dès le plus jeune âge les fondamentaux nécessaires à sa réussite. C'est le sens des nouveaux programmes d'enseignement mis en œuvre à la rentrée scolaire 2016. Les programmes de français et de mathématiques ont, en particulier, pour objectif de donner à chaque élève les connaissances et les compétences nécessaires pour assurer une bonne maîtrise de la langue et lutter contre l'innumérisme.

Les dispositifs mis en place depuis 2012 ont vocation à être renforcés afin de lutter au plus tôt et au mieux contre les difficultés scolaires et toute forme de déterminisme social. En poursuivant la mobilisation de l'ensemble des partenaires concernés, la dynamique en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans sera amplifiée, notamment dans les territoires de l'éducation prioritaire ou dans les secteurs ruraux ou de montagne isolés. Quant au dispositif « Plus de maîtres que de classes », qui vise à prévenir et à lutter contre la difficulté scolaire et réduire ainsi les écarts de réussite, il sera, à la rentrée prochaine, déployé dans toutes les écoles primaires de l'éducation prioritaire. Ce dispositif implique la création de formations dédiées pour tous les acteurs permettant d'améliorer les compétences didactiques des enseignants, notamment les pratiques professionnelles induites par la co-intervention et le co-enseignement. L'aide apportée par les enseignants spécialisés et les psychologues de l'éducation nationale aux élèves rencontrant des difficultés persistantes est fondamentale pour améliorer leur réussite. L'action des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), distincte de celle des enseignants du dispositif « Plus de maîtres que de classes », sera donc soutenue par un pilotage renforcé de ces réseaux.

L'organisation du temps scolaire mérite une attention particulière. Elle tient compte des capacités de concentration des élèves, variables selon leur âge et les moments de la journée et de la semaine. À cet égard, pour tirer le meilleur bénéfice de la cinquième matinée en termes d'apprentissage, les équipes pédagogiques veillent à construire des emplois du temps journaliers, hebdomadaires et périodiques équilibrés entre les différents domaines d'enseignement. Elles appuient leur réflexion sur les ressources dédiées mises en ligne sur Éduscol et sur un parcours M@gistère spécifique. En plus des 24 heures hebdomadaires d'enseignement, les Activités pédagogiques complémentaires (APC) permettent d'aider les élèves lorsqu'ils rencontrent des difficultés dans leurs apprentissages, les accompagnent dans leur travail personnel ou leur proposent toute autre activité prévue par le projet d'école. Leur organisation fait l'objet d'un pilotage académique et départemental attentif et souple pour que les enseignants apportent aux élèves un accompagnement différencié, adapté à leurs besoins. Dans ce travail, un rôle essentiel d'impulsion et de coordination est joué par les directeurs d'école. À cette fin, le lancement de l'application ONDE (Outil numérique pour la direction d'école), qui rénove en profondeur l'ergonomie de la base élèves 1er degré (BE1d), concrétise les engagements pris à leur égard pour améliorer et simplifier leurs tâches de gestion : vision synthétique des effectifs de l'école, synthèse du dossier de l'élève et données enrichies. Au cours de l'année scolaire 2017-2018, de nouvelles versions achèveront la transformation engagée avec l'ajout de nouveaux services poursuivant la simplification.

De l'école au collège, le parcours de chaque élève est désormais conçu comme un continuum. Cette nouvelle organisation rend nécessaire le travail entre les enseignants des premier et second degrés, qu'il s'agisse de la construction de progressions pédagogiques cohérentes ou encore des échanges sur des gestes professionnels communs favorisant la meilleure acquisition des fondamentaux. Cette collaboration favorise l'émergence d'une culture pédagogique commune entre les premier et second degrés, condition nécessaire pour améliorer la réussite de tous les élèves.

De manière complémentaire, le pilotage pédagogique impulsé à l'échelle académique et départementale promeut la complémentarité entre activités scolaires et périscolaires, le partage d'expériences entre acteurs et le développement de formations communes pour favoriser la culture commune et la construction de projets partagés et de qualité. Les groupes d'appui départementaux apportent aux communes des conseils et un appui renforcé notamment dans le suivi et l'évaluation des Projets éducatifs territoriaux (PEDT) ainsi que pour leur articulation avec les projets d'école et les projets des acteurs éducatifs.

Un collège repensé

Le collège connaît de profondes évolutions. Elles ont pour ambition de lui permettre de mieux remplir ses missions : accompagner tous les élèves pour leur réussite scolaire, vaincre le décrochage scolaire et préparer les élèves à devenir des citoyens engagés et responsables. Afin d'atteindre ces objectifs, la marge d'autonomie des établissements est considérablement renforcée. L'octroi d'une dotation horaire supplémentaire de trois heures à la rentrée scolaire 2017 permet de répondre efficacement aux besoins de chaque établissement et favorise la diversification des modalités d'enseignement. L'organisation du temps scolaire est repensée pour mieux tenir compte des rythmes de vie et d'apprentissage des élèves.

La réussite de cette réforme repose sur l'engagement de tous, le pilotage et l'accompagnement par les personnels de direction et les corps d'inspection, la mobilisation des formateurs des personnels, l'implication des équipes éducatives et pédagogiques. Il s'agit de donner à tous les élèves la possibilité d'apprendre et de réussir en portant un regard clair sur leurs fragilités comme sur leurs potentiels, d'élaborer collectivement des stratégies pédagogiques, valorisant en particulier l'interdisciplinarité. L'accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) constituent des exemples concrets de ce travail.

Une nouvelle culture de l'évaluation au service des apprentissages

La réforme des contenus d'enseignement et de l'organisation de la scolarité obligatoire impose une rénovation de l'évaluation des acquis des élèves. C'est l'un des objectifs de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République : « les modalités de la notation des élèves doivent évoluer pour éviter une « notation-sanction » à faible valeur pédagogique et privilégier une évaluation positive, simple et lisible, valorisant les progrès, encourageant les initiatives et compréhensible par les familles ».

Fruit du travail collectif mené par les équipes pédagogiques, le niveau de maîtrise du socle commun est apprécié à la fin de chaque cycle. Il tient compte de la nature transversale des connaissances et compétences du socle commun ainsi que du caractère progressif de leur acquisition. Afin d'accompagner les enseignants dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, une banque de ressources est mise à leur disposition sur Éduscol. Les situations d'évaluation proposées contribuent à objectiver, à l'aide de descripteurs précis, le niveau de maîtrise du socle commun atteint par les élèves dans un champ disciplinaire donné.

Dans le cadre de la co-éducation, toute leur place est donnée aux familles. Une information claire et complète sur le parcours scolaire de leurs enfants leur est délivrée. Le livret scolaire unique du CP à la 3e est un des instruments nécessaires de cette information ; à ce titre, sa tenue fait l'objet d'un soin particulier de la part des équipes pédagogiques. Elles sont notamment attentives à la qualité et la lisibilité des écrits professionnels transmis dans les bilans périodiques et de fin de cycle.

La mise en œuvre du plan remplacement

Dans le parcours des élèves, la bonne continuité des apprentissages impose au service public d'éducation de veiller à ce que tout enseignant absent soit remplacé. Afin de répondre à l'exigence légitime des parents dans ce domaine et de développer la formation continue en présentiel des enseignants, un plan remplacement permettra à la fois de mieux gérer les absences des enseignants, de mieux organiser leur remplacement et de mieux informer les élèves et leur famille.

Un décret permettra d'établir un cadre juridique clair et sécurisé du remplacement dans le premier degré pour décloisonner la gestion et améliorer l'efficacité du remplacement en réaffirmant que l'ensemble des remplaçants sont affectés dans des zones pour répondre à l'ensemble des besoins de remplacement et à la formation continue en présentiel des enseignants et qu'un remplaçant a vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste, toute durée) dans l'intérêt du service et des élèves. Les zones de remplacement comportent plusieurs zones infra-départementales et, le cas échéant, une zone départementale.

Une circulaire rappellera les règles relatives aux autorisations d'absence, les dispositifs d'organisation du remplacement à mettre en œuvre, les modalités d'information des parents ainsi que l'accompagnement des enseignants en cas d'absences répétées.

1.2. Des parcours scolaires cohérents et sécurisés

L'accompagnement pédagogique de l'élève dans chaque situation d'apprentissage

L'accompagnement pédagogique soutient la capacité d'apprendre et de progresser de tous les élèves. Cette posture pédagogique d'un enseignant attentif aux besoins des élèves, s'impose à toutes les situations d'apprentissage.

Au collège, l'accompagnement personnalisé constitue dorénavant un temps privilégié pour réfléchir aux processus d'apprentissage et explorer avec les élèves différentes modalités d'enseignement. Il s'agit de s'appuyer notamment sur toutes celles qui favorisent la différenciation pédagogique et la conquête progressive d'un niveau d'autonomie dans le travail personnel. Une réflexion est menée sur le travail personnel des élèves, qu'il s'agisse du travail individuel ou collectif, de ce qui le favorise ou l'empêche, de sa place dans et hors de la classe. En éducation prioritaire, ce thème fait l'objet d'une attention encore plus soutenue. Dans la classe, les enseignants sont particulièrement vigilants à ce que les objectifs d'apprentissage des tâches scolaires soient bien perçus par les élèves. La nature du travail donné hors de la classe est travaillée collectivement au sein du réseau (dans les écoles et au collège) et son accompagnement est rigoureusement organisé afin de laisser aux élèves le temps nécessaire à l'appropriation des savoirs ainsi qu'au développement de leur autonomie, pour ne pas creuser les inégalités scolaires. Au lycée, l'accompagnement personnalisé doit être pleinement mobilisé dans ces trois composantes : soutien, approfondissement des apprentissages et construction de l'orientation.

La création, le 1er février 2017, du corps des psychologues de l'éducation nationale trouve toute sa place dans l'accompagnement de la scolarité des élèves, en apportant un appui spécifique aux enfants, adolescents et jeunes adultes ainsi qu'à leurs familles.

Une orientation plus juste et mieux préparée 

L'École et l'ensemble de ses partenaires se mobilisent pour permettre aux élèves de construire progressivement leur orientation et favoriser leur bonne insertion dans le monde social et professionnel.

La mise en œuvre du parcours Avenir, proposé depuis la rentrée scolaire 2015, à tous les élèves de la classe de 6e à la classe de terminale se poursuit. Pour mieux s'orienter, il est notamment indispensable de découvrir la diversité du monde économique et professionnel, d'en comprendre le fonctionnement et les évolutions. À cet égard, et dans une démarche pédagogique globale et cohérente, les actions conjointes entre l'École et ses partenaires des mondes économique, professionnel et associatif enrichissent le parcours Avenir suivi par chaque élève.

Afin de faciliter une orientation choisie, l'expérimentation du choix de la voie d'orientation donné à la famille, menée depuis trois ans, est renouvelée pour deux ans. Les premiers résultats, particulièrement encourageants, ont montré une amélioration notable du dialogue nécessaire entre l'École, l'élève et sa famille qu'il faudra prolonger pour créer les conditions d'une généralisation de ce dispositif.

Les dispositions visant une meilleure préparation de l'orientation des élèves participent à la réduction des effets des inégalités sociales et notamment pour l'accès aux études supérieures. C'est le sens de la mise en place des parcours d'excellence, pour accompagner tous les élèves volontaires des collèges de l'éducation prioritaire et de territoires isolés de la classe de 3e au baccalauréat.

L'année scolaire 2017-2018 permet, après la généralisation à tous les collèges Rep+, l'extension du dispositif aux collèges Rep et la mise en œuvre au lycée du suivi individualisé des élèves de la classe de 3e Rep+ ayant intégré le dispositif à la rentrée 2016. Vous vous assurerez des bonnes modalités de l'accompagnement au lycée grâce à la mobilisation du partenariat avec les établissements d'enseignement supérieur et par le recours au tutorat par des étudiants.

Des transitions accompagnées

De l'école au collège, du collège au lycée, du lycée à l'enseignement supérieur, l'École a pour devoir d'accompagner les élèves dans chaque étape de leur scolarité et de rendre plus fluide leur parcours.

À cette fin, les équipes pédagogiques disposent de nouveaux outils. L'application Livret scolaire unique du CP à la 3e permet ainsi de suivre sans rupture les acquis scolaires pour tous les élèves des établissements publics et privés sous contrat. Elle favorise une évaluation plus harmonieuse et plus juste des élèves et rend ainsi plus équitables les critères d'affectation en lycée. L'application Folios permet de rendre compte des parcours éducatifs suivis par les élèves. Chaque élève peut devenir acteur de son parcours et garder la trace de son travail et de ses activités, y compris de ses engagements dans et hors de l'école, dans un compte personnel. L'application permet aussi aux équipes éducatives de disposer de ressources documentaires et pédagogiques pour les quatre parcours éducatifs, parties intégrantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (parcours Avenir, parcours d'éducation artistique et culturelle, parcours éducatif de santé, parcours citoyen).

L'entrée au lycée et l'entrée dans l'enseignement supérieur sont accompagnées. La circulaire du 29 mars 2016 « Réussir l'entrée au lycée professionnel» a rappelé les mesures favorisant la transition entre le collège et le lycée professionnel telles que l'instauration d'une période de consolidation de l'orientation à l'entrée au lycée professionnel, les jumelages entre collèges et un CFA et/ou avec un lycée professionnel, l'organisation de journées d'intégration, la mise en place d'une semaine de préparation à la première période de formation en milieu professionnel ou encore la suppression de toute évaluation certificative en classe de seconde professionnelle. Appliquées à la rentrée 2016, ces mesures ont montré tout leur intérêt et leur mise en œuvre doit être poursuivie de manière déterminée. De la même manière, la transition entre la classe de 3e et la classe de seconde générale et technologique doit être accompagnée, en encourageant, par exemple l'organisation de temps d'accueil pour les nouveaux lycéens.

Toutes les mesures facilitant la transition vers l'enseignement supérieur sont encouragées. Elles trouvent leur place dans le cadre du parcours Avenir, des parcours d'excellence et plus généralement des actions conduites en faveur d'un continuum bac -3/bac +3. L'accompagnement personnalisé et les travaux personnels encadrés (TPE) préparent les lycéens à devenir étudiants, qu'il s'agisse de réfléchir sur l'orientation, notamment l'usage du « portail APB », de mieux connaître les métiers et les secteurs d'activité ou encore de les initier aux méthodes d'apprentissage de l'enseignement supérieur.

À compter de la rentrée scolaire 2017 débute pour une durée de trois ans l'expérimentation visant à admettre de droit tous les élèves de baccalauréat professionnel en Sections de technicien supérieur (STS), permise par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté. Son objectif est de passer d'un processus de sélection à un processus d'orientation en STS, en déplaçant la décision d'admission de l'établissement d'accueil à l'établissement d'origine. Dans les trois régions académiques concernées (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France), il s'agit de faciliter les poursuites d'études en STS des élèves qui disposent d'un niveau de maîtrise suffisant attesté par l'équipe pédagogique de la classe terminale et qui pourront, à terme, y être admis de droit. Afin d'ouvrir davantage de perspectives aux bacheliers professionnels pour leur poursuite d'études dans l'enseignement supérieur, 2 000 places supplémentaires en STS sont créées chaque année pendant les cinq prochaines années.

1.3. Une École juste et inclusive

Lutter contre les inégalités sociales et territoriales

L'École a fait de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales une priorité. Cet objectif concilie un soutien renouvelé aux élèves, aux établissements et aux territoires les plus fragiles dans une logique partenariale forte.

Faire réussir tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale nécessite de développer partout, et particulièrement en éducation prioritaire, des pratiques pédagogiques qui s'adressent à tous, en prenant en compte, dans tous les temps de classe, les besoins des élèves les moins familiers de l'univers scolaire. Le référentiel de l'éducation prioritaire fournit des repères fiables aux équipes pour permettre de conforter et développer les orientations pédagogiques les plus efficaces pour la réussite de tous qu'il s'agisse d'enseigner plus explicitement en s'attachant à clarifier les enjeux des tâches scolaires, de faire percevoir aux élèves ce qu'il s'agit de comprendre et d'apprendre au-delà de ce qu'il s'agit de faire ou encore d'enseigner les compétences et les processus qui permettent de réussir et d'apprendre. Une circulaire spécifique renforcera les exigences attendues des différents niveaux de pilotage afin d'impulser et de soutenir plus fortement les évolutions pédagogiques souhaitées au sein des classes et des réseaux.

Notre volonté de réussite pour tous les élèves impose d'aider les familles en situation de précarité économique. Après une revalorisation des bourses de lycées de 10 % à la rentrée 2016, les bourses accordées aux collégiens d'origine modeste sont revalorisées de 25 % à la rentrée scolaire 2017 pour tous les échelons. Les mesures prises pour identifier et accompagner les familles qui ne sollicitent pas les bourses auxquelles elles sont pourtant éligibles sont renforcées. Parallèlement, le montant des crédits consacrés aux fonds sociaux des établissements scolaires atteint 65 millions d'euros en 2017, soit plus de 85 % d'augmentation depuis 2012. Cet effort permet d'aider au mieux les familles touchées par des difficultés économiques, et de mieux prendre en charge, en complément des bourses, les changements de situation des familles en cours d'année scolaire. Ces moyens supplémentaires accompagnent l'introduction, à l'article L. 131-13 du code de l'éducation, d'un droit à la cantine scolaire sans discrimination. Afin de tenir compte des conditions de vie matérielle des familles, il est demandé à tous les enseignants de veiller à ce que les demandes de fournitures scolaires restent raisonnables. De même, l'organisation des sorties scolaires exige discernement, anticipation et accompagnement, pour permettre à tous les élèves d'y participer. Afin de porter au mieux la politique sociale du ministère et de la coopération avec les autres services sociaux, les personnels du service social en faveur des élèves voient leur rôle conforté par la publication prochaine d'une circulaire relative à leurs missions. Les créations d'emplois, engagées depuis 2012 et accentuées à la rentrée 2017, permettront d'intensifier leurs missions et de faire face à des besoins accrus, mais également d'étendre leurs interventions dans des écoles en Rep+.

L'aide aux élèves et la volonté d'offrir à tous les mêmes chances passent par la mise en œuvre d'une politique de santé scolaire ambitieuse. C'est ainsi qu'afin de concourir à la démarche de promotion de la santé (éducation, prévention et protection), tous les élèves bénéficient d'un parcours éducatif de santé (PES) de la maternelle au lycée. Il présente et regroupe les dispositifs et les activités pédagogiques et éducatives mises en place en lien avec le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et les enseignements. Le PES nécessite la collaboration de tous les acteurs pédagogiques, éducatifs, de direction, sociaux et de santé dans les écoles et les établissements scolaires et l'action des comités académiques d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CAESC). Sa mise en œuvre peut s'appuyer sur plusieurs ressources en ligne (guide d'accompagnement du PES, portail dédié à l'éducation à la sexualité, guide d'accompagnement des équipes pédagogiques et éducatives pour la mise en œuvre d'actions autour de la question des toilettes).

Cette politique, en faveur de la santé des jeunes, s'appuie sur une collaboration interministérielle étroite illustrée par la convention de partenariat avec le ministère des affaires sociales et de la santé qui renforce le travail commun entre les rectorats et les agences régionales de santé (ARS), et le plan interministériel d'actions en faveur du bien-être et de la santé des jeunes. Au titre de ce plan est engagée l'expérimentation du « P@ss santé jeunes » dans trois régions académiques afin d'organiser la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans grâce à un accès facilité à des consultations de psychologues libéraux. Les maisons des adolescents constituent les pivots coordonnateurs de ce dispositif.

L'aide apportée aux élèves et aux familles les plus fragiles s'accompagne d'un soutien renforcé aux établissements et aux territoires les plus en difficulté et d'une volonté réaffirmée de favoriser la mixité sociale.

À la rentrée scolaire 2017, 450 postes sont ainsi alloués aux lycées d'enseignement général, technologique et professionnel les plus fragiles. Les autorités académiques allouent ces moyens supplémentaires aux établissements les plus en difficulté, selon des critères qu'elles définissent, comme les caractéristiques socio-économiques ou la part des élèves qu'ils scolarisent provenant de collèges en Rep+ et Rep.

Afin de renforcer la mixité sociale et territoriale, vingt projets ont été mis en place à la rentrée scolaire 2016. Prenant appui sur des diagnostics territoriaux et conçus de manière partenariale, en particulier avec les collectivités, ils bénéficient d'un accompagnement scientifique qui permettra de mesurer les effets des solutions retenues, en particulier la création de secteurs multi collèges. En 2017-2018, cet engagement s'amplifie et près de la moitié des départements français seront concernés par plus de 80 projets similaires. Signe de l'importance des enjeux de mixité sociale, les autorités académiques sont désormais tenues de présenter, chaque année, un bilan de l'évolution de la mixité sociale et scolaire de tous les établissements scolaires de chaque district devant le conseil départemental de l'éducation nationale.

La loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, en s'appuyant sur la loi pour la refondation de l'École de la République, a prévu de renforcer le soutien apporté aux territoires ruraux et de montagne. La baisse marquée et durable des effectifs des élèves, l'isolement ainsi que des conditions d'accès et des temps de transports scolaires spécifiques justifient pleinement des modalités particulières d'organisation de l'offre scolaire. Dans les départements ruraux et de montagne, les conventions « ruralité » constituent une démarche innovante de conventionnement pluriannuel reposant sur une concertation large avec les élus locaux. Cette démarche s'inscrit d'un cadre national, défini par l'instruction ministérielle du 11 octobre 2016 et bénéfice de moyens en emplois spécifiques. Pour assurer l'effectivité de cette politique, il importe d'identifier les territoires qui bénéficient d'engagements réciproques de l'État et des collectivités territoriales en établissant un diagnostic socio-économique objectif avec l'appui technique des services déconcentrés de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les évolutions de l'organisation territoriale, qui concernent d'abord les périmètres communaux et intercommunaux, doivent conduire à engager un travail sur le découpage des circonscriptions du premier degré.

S'appuyant sur la volonté d'offrir les mêmes chances à tous les élèves, le parcours d'éducation artistique et culturelle a pour objectif de lutter contre les inégalités d'accès aux arts et à la culture. S'appuyant notamment sur le partenariat avec les acteurs du monde de l'art et de la culture, ou encore avec les collectivités territoriales, la structuration de ce parcours repose sur un pilotage territorial fort. Afin d'accompagner les territoires les moins pourvus de ressources culturelles, l'École a développé des dispositifs en lien avec le ministère de la culture et de la communication à l'exemple de l'opération « Création en cours ». Par ailleurs l'effort de déploiement de crédits supplémentaires prévu par la feuille de route interministérielle 2015/2017 en faveur de l'éducation artistique et culturelle se poursuivra, en veillant à une répartition qui prenne en compte les besoins des territoires prioritaires.

Accompagner la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers

La scolarisation des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers constitue une priorité renouvelée. Dans ce cadre, la création par le décret n° 2017-169 du 10 février 2017 du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI), certification désormais commune aux enseignants du premier et du second degrés, atteste de la qualification professionnelle des enseignants pour l'accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers liés à une situation de handicap, de grande difficulté scolaire ou à une maladie. Dans un même souci de reconnaissance, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) peuvent désormais accéder au nouveau diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social option « accompagnement à l'éducation inclusive et à la vie ordinaire » par validation des acquis de l'expérience (VAE). Des actions seront conduites en académie pour aider ces personnels à préparer leur dossier de VAE, en profitant du cadre assoupli prévu par la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.

Afin d'accompagner l'augmentation du nombre d'élèves en situation de handicap dans le second degré et la diversité de leurs profils, le pilotage de ces dispositifs est renforcé. L'augmentation du nombre d'Unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) en collège et les poursuites des parcours scolaires au-delà de la classe de 3e imposent la création d'ULIS en lycée, notamment en lycée professionnel. Ces mesures facilitent l'accès aux diplômes et aux attestations de compétences. Au regard du même objectif, une attention particulière est portée à la construction du projet d'orientation, étape essentielle, mais complexe pour tout élève et, en particulier, pour les élèves en situation de handicap.

Il importe de réaffirmer la place nécessaire des Établissements régionaux d'enseignement adapté (Erea) et les Lycées d'enseignement adapté (LEA) qui accueillent des élèves en grandes fragilités scolaire et/ou sociale ou rencontrant des difficultés liées à une situation de handicap. Le rôle pédagogique de ces établissements dans la lutte contre l'échec scolaire, leur mission d'accompagnement des élèves vers une qualification générale ou professionnelle ainsi que la dimension éducative des internats sont rappelés dans une circulaire en cours de préparation.

En ce qui concerne plus particulièrement les jeunes sourds, la circulaire n° 2017-011 du 3 février 2017 précise les conditions d'exercice du choix du mode de communication par les familles et des nouvelles modalités de scolarisation. Les Pôles d'enseignement pour jeunes sourds (PEJS) permettent de regrouper dans un secteur géographique donné les ressources nécessaires à leur accompagnement, dans le cadre d'un parcours continu et cohérent de l'école maternelle au lycée.

Le pilotage renforcé de la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés, avec la mobilisation des corps d'inspection et l'appui des Centres académiques pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés (Casnav), doit permettre l'accueil sans délai et l'accompagnement de tous ces enfants et adolescents, en portant une attention particulière aux situations de grande précarité, aux mineurs non accompagnés, aux enfants de réfugiés et de demandeurs d'asile et aux effets psychologiques de ces situations. Les services académiques sont mobilisés pour contribuer à l'effort national pour l'accueil des populations de migrants. Avec le concours de formateurs bénévoles, dont certains sont issus de la réserve citoyenne de l'éducation nationale, ils contribuent à la formation en langue française des réfugiés et demandeurs d'asile adultes.

Afin de contribuer efficacement à la réussite des élèves dont les parents sont allophones, une nouvelle impulsion a été donnée au dispositif « Ouvrir l'école aux parents pour la réussite des enfants » (OEPRE). Il s'agit ainsi d'aider ces derniers à acquérir la langue française, à connaître le fonctionnement et les attentes de l'école ainsi que les valeurs de la République. En lien avec le ministère de l'intérieur, le financement du dispositif a été sécurisé et les règles de gestion simplifiées pour mieux répondre aux besoins des territoires.

Concernant la scolarisation des enfants de familles itinérantes et de voyageurs, il est rappelé que le statut ou le mode d'habitat des familles ne peut être une cause de refus d'inscription d'un enfant soumis à l'obligation scolaire. Lorsque la famille n'a pas de domicile stable, l'inscription dans un établissement public ou privé sous contrat peut être cumulée avec l'inscription auprès du service public du numérique éducatif et du Centre national d'enseignement à distance (Cned), sous réserve de l'avis favorable de l'Inspecteur d'académie -directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-Dasen).

Vaincre le décrochage scolaire

Depuis la mise en œuvre du plan de lutte contre le décrochage scolaire, le nombre de d'élèves sortant chaque année du système éducatif sans qualification a baissé progressivement de 136 000 en 2013 à 98 000 à la rentrée scolaire 2016. L'effort consenti pour le déploiement des mesures du plan se renforce encore cette année, tout particulièrement dans le domaine de la prévention, dans le but d'atteindre l'objectif fixé par le Président de la République, de réduction de moitié du nombre d'élèves en situation de décrochage scolaire par rapport à 2012. Des objectifs ont ainsi été fixés aux académies afin d'atteindre l'objectif de 80 000 jeunes en situation de décrochage à la fin de l'année scolaire 2016-2017.

Afin de prévenir le décrochage scolaire, les alliances éducatives et le parcours aménagé de formation initiale, expérimentés dans plusieurs académies l'an passé, sont généralisés cette année.

L'effort accompli pour favoriser le maintien en formation des élèves ayant échoué aux examens des voies générale, technologique et professionnelle (baccalauréat, BT, BTS, CAP) est prolongé. Les élèves sont autorisés à préparer les examens à nouveau dans l'établissement dans lequel ils étaient précédemment scolarisés. À la rentrée scolaire 2017, l'objectif est d'augmenter significativement le nombre de lycéens qui tentent à nouveau leur chance après avoir été ajournés au baccalauréat, de leur proposer un parcours adapté à leurs acquis et à leurs projets et de les accompagner jusqu'à l'obtention du diplôme. Avec la même volonté de permettre la réussite de tous, la conservation du bénéfice des notes est étendue aux cas de changement de série dans les voies générale et technologique et aux changements de spécialité dans la voie professionnelle. Ces dispositions réglementaires nouvelles prennent effet pour l'année scolaire 2017-2018.

Afin de favoriser le retour en formation, l'information sur l'accès aux bourses pour les jeunes de 16 à 18 ans qui reviennent en formation sera développée.

La lutte contre les sorties sans qualification implique une procédure d'identification plus performante des jeunes en rupture de scolarité. Dans cette perspective, le Système interministériel d'échange d'informations (SIEI) évolue pour prendre en compte les jeunes en rupture de contrat d'apprentissage et apporter des améliorations fonctionnelles pour faciliter le suivi et l'accompagnement des jeunes par les acteurs des plateformes d'appui et de suivi des décrocheurs (PSAD).

Dans le champ de la remédiation, la consolidation des solutions proposées aux jeunes en situation de décrochage pour préparer leur retour en formation initiale (circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2013) est essentielle. Les réseaux « Formation Qualification Emploi » (Foquale) de l'éducation nationale renforcent l'offre de formation (service civique alterné, clause sociale de formation, structures de retour à l'école, etc.) proposée aux jeunes en situation de décrochage. Ils interviennent en complémentarité avec l'ensemble des PSAD, en particulier les acteurs chargés de l'insertion des jeunes et les entreprises. Il est nécessaire, par ailleurs, de renforcer la coordination entre tous ces acteurs intervenant dans le repérage et l'accompagnement des jeunes en situation de décrochage. Les personnels « Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) » ont vu leurs missions confortées par la publication d'un référentiel. Des textes préciseront prochainement les modalités d'accès à une certification.

Prévention et remédiation reposent sur des partenariats nécessaires avec les régions et le monde professionnel, qu'il s'agisse de prendre en charge les jeunes sortis sans diplôme ou d'agir sur l'offre de formation. C'est ainsi qu'un label « Entreprises engagées pour l'École » reconnaît désormais l'action des entreprises engagées dans cette lutte.

2. Une École porteuse des valeurs de la République

2.1. Une École qui assure la sécurité des élèves et des personnels 

Dans une conjoncture toujours marquée par la menace terroriste, la sécurité de la communauté éducative est une priorité absolue et doit rester une préoccupation permanente, partagée par tous.

La sécurité des écoles et des établissements scolaires face à la menace terroriste est mise en œuvre dans le cadre du plan Vigipirate, dont le contenu a été actualisé à la fin de l'année 2016 (« Faire face ensemble - Vigilance, prévention et protection face à la menace terroriste » SGDSN décembre 2016). Dans la perspective de la prochaine rentrée scolaire, et sous réserve de nouvelles instructions découlant de l'évolution du contexte, l'action du ministère devra porter sur la mise en œuvre effective et l'approfondissement des mesures arrêtées dans l'instruction interministérielle du 29 juillet 2016 et sur les quatre dimensions complémentaires qui y sont développées :

  • prévention des risques et préparation des écoles et des établissements scolaires ;
  • formation des cadres ;
  • capacités de réaction et sensibilisation de la communauté éducative ;
  • suivi des élèves et des personnels dans un processus de radicalisation.

Ces différents axes d'action font l'objet d'un pilotage renforcé aux échelles nationale et académique, auquel devront être associés systématiquement les représentants des services placés sous la responsabilité du ministère de l'intérieur et des préfets, ainsi que les élus des différents niveaux de collectivité concernés. Une attention particulière devra être portée au dialogue avec les représentants des personnels, en particulier des chefs d'établissement et directeurs d'école dont la bonne implication dans la mise en œuvre des différents volets du dispositif de prévention et de protection constitue un impératif majeur.

L'objectif est, en effet, aujourd'hui d'approfondir l'appropriation commune par les personnels de l'éducation nationale et les agents des forces de l'ordre. Le renforcement des dispositifs relatifs au Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) face aux risques majeurs et à la gestion de crise s'inscrit dans une démarche de responsabilité individuelle et collective face au risque. Cette démarche implique l'information des acteurs et des exercices de simulation. M@gistère offrira d'ici l'été un parcours de formation dédié et le Coordonnateur académique aux risques majeurs (CARM) proposera un accompagnement.

Par ailleurs, intégrées aux Groupes académiques climat scolaire (GACS) installés et généralisés par la circulaire n° 2016-045 du 29 mars 2016, les Équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été renforcées pour répondre aux besoins de sécurisation dans et aux abords des établissements : elles contribuent à l'accompagnement de proximité des unités d'enseignement pour prévenir, anticiper et gérer les crises que celles-ci peuvent connaître. Elles peuvent être mobilisées pour la réalisation des diagnostics de sécurité et la protection du cadre scolaire. Dans certains établissements, la présence d'Assistants chargés de prévention et de sécurité (APS) vient prolonger leur action. À l'échelle nationale, la création de quatre centres de formation à la gestion des crises, en partenariat avec les Écoles nationales de la Gendarmerie nationale, permet aujourd'hui aux directeurs d'école, chefs d'établissement et corps d'inspection d'être sensibilisés à cette question.

À travers ses missions fondamentales d'apprentissage de la citoyenneté, l'École participe de la politique interministérielle de prévention de la radicalisation violente. Elle contribue au partage d'informations et d'actions entre acteurs de droit commun de cette politique.

2.2. Une École laïque qui prépare aux enjeux d'une société démocratique

La pédagogie de la laïcité, l'enseignement moral et civique, la mise en œuvre du parcours citoyen, la lutte contre les discriminations, le développement de l'éducation aux médias et à l'information, la généralisation de l'éducation au développement durable préparent les élèves à devenir des citoyens actifs, responsables et engagés dans notre société démocratique. L'École remplit cette mission grâce à l'engagement de tous ses personnels et à l'appui de ses partenaires.

La pédagogie de la laïcité et le parcours citoyen

En distinguant fermement  le savoir du croire, la laïcité est au cœur de la mission de transmission des connaissances de l'école. Dans le respect fondamental de la liberté de conscience de chacun, elle lui permet également d'être un creuset de citoyenneté en faisant prévaloir une stricte neutralité du service public d'éducation vis-à-vis des croyances, ou de l'absence de croyance, des élèves et de leurs familles, en mettant chaque élève à égalité face aux principes laïques. Le principe de laïcité est enseigné dans le cadre de l'enseignement moral et civique, et au-delà, il est partie intégrante de l'ensemble des enseignements et de la vie scolaire, comme le rappelle la Charte de la laïcité à l'École qui doit être présentée à la rentrée et signée par l'ensemble des parents d'élèves. De fait, aucune atteinte au principe de laïcité ne doit être laissée sans suite à l'École de la République. Le livret laïcité récemment actualisé et disponible dans tous les établissements scolaires permet ainsi de faire vivre le dialogue éducatif, au besoin jusqu'à la sanction, et rappelle l'ensemble des règles de droit qui répondent aux situations rencontrées par les équipes éducatives. 

De l'école au lycée, le parcours citoyen met en cohérence la formation de l'élève sur le temps long de sa scolarité, dans les premier et second degrés, mais aussi sur l'ensemble des temps éducatifs de l'élève, scolaire et périscolaire. La circulaire n° 2016-092 du 20 juin 2016 relative au parcours citoyen en précise les objectifs ainsi que les modalités de pilotage et de mise en œuvre. L'ensemble de la communauté éducative a la responsabilité de construire et de faire vivre le parcours citoyen, en assurant la convergence, la continuité et la progressivité des enseignements, des dispositifs et des projets, dans les écoles et les établissements scolaires, au sein des conseils de cycle, des conseils école-collège, des conseils pédagogiques et des Comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), dans les académies, au sein des Comités dépar

Dimanche 12 mars 2017 @ 13:33:41 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Conseil National d’Évaluation du Système sCOlaire 2014-2020 : QUEL 1/2 BILAN ET QUELLE PERSPECTIVE ?

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http://www.cnesco.fr/fr/trois-ans-apres-la-creation-du-cnesco-quel-bilan-et-quelle-perspective/

Le Cnesco arrive aujourd’hui à la moitié de son premier mandat (2014-2020). En trois ans et 21 rapports scientifiques, il a évalué, en toute indépendance, les thématiques cruciales de l’école française. Pour cela, le Cnesco s’est appuyé sur une méthode originale, basée sur  : les résultats de la recherche ; l’évaluation de politiques scolaires menées en France et à l’étranger ; le partage d’expérience des acteurs de l’école.

La publication du rapport d’activité 2016 est l’occasion d’effectuer un premier bilan depuis sa création et de présenter le programme d’activité 2017-2020 du Conseil.

Une activité soutenue
  • 21 rapports scientifiques
  • 12 conférences (conférences de comparaisons internationales, de consensus, virtuelles interactives)
  • 6 notes d’actualités
  • 6 forums « Rue des écoles » en région
Une intelligence collective
  • 200 chercheurs français et étrangers associés aux travaux du Cnesco
  • 600 acteurs de terrain engagés dans les activités du Cnesco (écriture des préconisations…)
  • 31 partenaires collaborant aux travaux du Cnesco
Un enrichissement du débat
  • 40 000 visionnages des vidéos des conférences par les professionnels et les parents d’élèves
  • 534 000 pages vues sur son site internet
  • 1 000 articles et citations dans la presse

Une méthode de travail originale : évaluation scientifique et participative

Le Cnesco a mis en place une méthode originale d’évaluation des politiques et pratiques éducatives fondées sur deux dimensions majeures :

  • un haut niveau d’expertise scientifique avec un réseau de près de 200 chercheurs français et étrangers associés à ses activités – ces apports scientifiques indépendants du MENESR fondent l’indépendance du Cnesco ;
  • la participation des acteurs de terrain  avec près de 600 acteurs directement impliqués dans l’ensemble des opérations du Cnesco.

Cette méthode de travail se décline en 5 étapes. 

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Les évaluation à venir : programme d'activité 2017-2020

Dans la continuité du travail réalisé depuis sa création, le Cnesco a défini son programme d’activité pour la deuxième partie de son mandat. Entre 2017 et 2020, l’évaluation du Cnesco portera notamment sur les thématiques suivantes :

  • Différenciation pédagogique
  • Inégalités territoriales
  • Formation des enseignants
  • Réforme et gouvernance
  • Numérique dans les apprentissages
  • Décrochage scolaire
  • Savoirs fondamentaux
  • Éducation à la citoyenneté
  • Rôle des parents

La CNESCO : Une intelligence collective au service de l'école 

Rapports d’évaluation approfondis sur les mathématiques en primaire (les acquis des élèves, la qualité des manuels scolaires…) ; conférence de consensus constituée d’un jury de praticiens pour étudier ces ressources et proposer des recommandations sur les nombres et le calcul ; diffusion large dans l’institution scolaire et la société civile de ces orientations pédagogiques et politiques (séminaire de l’inspection générale à l’ESENESR,  formations  en académie…) :  l’opération phare  conduite sur  les mathématiques, en partenariat avec l’Ifé/ENS de Lyon, résume bien la méthode et les priorités du Cnesco.

 
Une méthode d’évaluation originale qui se décline selon plusieurs axes :
  • produire des évaluations scientifiques, de qualité, indépendantes, lisibles par tous, en s’appuyant sur un réseau puissant de « chercheurs-associés » parce que l’école française a besoin de diagnostics fiables ;
  • s’inscrire dans un modèle d’évaluation participative, en réunissant des représentants de la communauté éducative pour interroger ces ressources et en tirer des préconisations d’amélioration, parce que l’évaluation-gendarme, hors-sol, qui manie la sanction symbolique sans reconnaître les contraintes de terrain, n’a jamais fait avancer l’école dans aucun pays ;
  • s’ouvrir à l’international parce que le pays ne peut plus vivre son éducation nationale repliée sur elle-même ;
  • et assurer une diffusion large des résultats des évaluations et de la recherche dans l’institution, grâce à des partenariats efficaces, depuis l’encadrement jusqu’aux enseignants dans la classe, parce que la seule production de rapports d’évaluation ne suffit pas à faire bouger l’école.

C’est donc bien un modèle d’évaluation qui s’appuie sur la qualité scientifique, l’intelligence collective et la collaboration - entre les praticiens, les partenaires, les chercheurs… - que le Cnesco a réussi à mettre en place. Le tout jeune Conseil a misé sur des dispositifs qui permettent de créer  un dialogue avec toutes les parties prenantes de l’école autour des résultats des évaluations et de la recherche. 

Original, ce modèle d’évaluation s’avère de plus efficace. Malgré des moyens fort limités, en 2016, après seulement trois ans d’existence, le conseil a considéré, sans tabou et en toute bienveillance, un champ très large de thématiques cruciales pour l’école française : depuis les pratiques pédagogiques dans la classe et l’établissement (la lecture, les mathématiques, le redoublement, le traitement de la difficulté scolaire), jusqu’aux politiques scolaires (la mixité, le handicap, l’enseignement professionnel, l’éducation à la citoyenneté, les inégalités sociales et migratoires).

Des ressources abondantes, des lieux de rencontres nombreux ont été mis au service de l’école par le Cnesco : 21 rapports, 3 conférences de comparaisons internationales, 3 conférences de consensus, 6 forums « Rue des écoles » en région, sans compter des notes d’actualité pour répondre aux questionnements au quotidien ou des conférences virtuelles interactives pour échanger avec les praticiens. Plus de 200 chercheurs ont fourni le socle scientifique de ces activités.

Ce modèle d’évaluation correspond aux attentes actuelles des praticiens de l’école qui demandent, à raison, une évaluation scientifique légitime. Il correspond aussi, dans une démocratie, aux demandes d’une société civile qui exige un état des lieux de l’école transparent, une reddition des comptes sur les politiques scolaires menée avec indépendance. En trois ans, ces publics ont été au rendez-vous :   534 000   pages   vues   sur   le   site   Internet,   40 000   visionnages   de   vidéos   et    1 700 participants aux événements du Cnesco, qui se jouent toujours à guichet fermé. Cette singularité a incité le Cnesco et ses partenaires à développer les retransmissions en ligne  pour pousser les murs des salles de conférence.

Les  médias  ont  relayé  largement  dans  le  grand  public  les  évaluations  du  Cnesco.     Près  de       1 000 publications (presse, radios, TV) ont figuré dans les médias, spécialisés et grand public. Le Cnesco a contribué ainsi à enrichir le débat public autour de l’école avec des informations fiables, loin des controverses idéologiques, qui se développent dans des contextes parfois hystérisés qui ne font pas avancer l’école française.

Cette expertise en évaluation de l’école est aujourd’hui aussi reconnue à l’international. Le Cnesco apporte sa plus-value scientifique à des projets européens coordonnés par la France sur des sujets aussi cruciaux que l’éducation à la citoyenneté. Il est également sollicité par des  agences  d’évaluation nationale (Angleterre, Chili, Maroc…) pour exporter sa méthodologie d’évaluation participative.

Bien sûr, ce chemin prometteur sera poursuivi dans un nouveau plan stratégique 2017-2020,  seconde partie du premier mandat de six ans du Cnesco. Il vous est livré en primeur dans ce rapport. Ainsi, le Cnesco se penchera, en 2017, sur les inégalités scolaires d’origine territoriale, taboues dans une République une et indivisible, la différenciation pédagogique qui fait encore défaut à l’école française, la qualité de vie à l’école souvent peu appréciée dans l’évaluation. Les savoirs fondamentaux (orthographe et calcul), l’enseignement des langues étrangères, la gouvernance, les réformes scolaires et le rôle des parents, la formation continue, peu développée en France, seront aussi l’objet de son attention sur les trois années à venir, aux côtés de bien d’autres thématiques.

Un programme riche attend donc le Cnesco, il interrogera les acteurs et les partenaires de l’école, sans concession, toujours dans le souci de faire progresser l’école française, garant essentiel en France de la cohésion nationale et sociale.

Nathalie Mons Présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire

Vendredi 10 mars 2017 @ 11:47:51 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Une République bienveillante et humaniste, c’est une République qui donne toutes ses chances

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https://www.benoithamon2017.fr/thematique/pour-une-republique-bienveillante-et-humaniste/#education

Recrutement de nouveaux enseignants pour notre école

Au cours du quinquennat, je recruterai de nouveaux enseignants supplémentaires pour lutter contre les inégalités scolaires. La priorité sera donnée au primaire : 20 000 postes y seront crées pour qu’il n’y ait pas plus de 25 élèves par classe en CP, CE1, CE2 et pas plus de 20 élèves dans les REP, et REP +, les outre-mers et les territoires ruraux. 15 000 postes seront crées pour la formation continue et 2 000 postes pour garantir le remplacement des enseignants absents. A ces 37000 postes créés, s’ajouteront 3 000 postes volants pour garantir un droit à la scolarisation dès 2 ans dans les REP.

Droit à la scolarisation dès 2 ans dans les REP

Dans les REP, je garantirai un droit à la scolarisation dès l’âge de 2 ans pour les parents qui le souhaitent. Cela suppose la création de 3000 postes.

Grand plan de formation continue des enseignants

Je mettrai en œuvre un grand plan de formation continue des enseignants pour valoriser leur travail et leur carrière. En fonction de son ancienneté et des besoins qu’il exprimera, chaque enseignant bénéficiera tous les ans de 3 jours, 5 jours ou 10 jours de formation. Une bonification du nombre de jours de congés de formation sera attribuée aux enseignants en fonction du temps passé en REP. Les enseignants seront formés à la personnalisation des apprentissages, à la différenciation pédagogique et au numérique. Cela suppose la création de 15 000 postes pour la formation continue.

Plus de mixité sociale à l’école

Je rebâtirai une carte scolaire pour développer la mixité sociale et scolaire sur tout le territoire. La diversité des niveaux scolaires et des milieux sociaux d’origine sont des facteurs essentiels pour la réussite des élèves défavorisés et pour la cohésion nationale. Cette politique sera axée sur la sectorisation, l’affectation et une contractualisation avec l’enseignement privé pour qu’il participe à l’effort de mixité sociale.

Amélioration des conditions de travail des professeurs

Je poursuivrai la revalorisation des conditions de travail des enseignants : salaires, première affectation, gestion des carrières, amélioration de la formation initiale et de la formation continue. J’associerai les enseignants à la prise de décision par un management plus horizontal, par la création de collectifs de travail, et par la prise en compte de leurs responsabilités au sein des écoles, collèges et lycées. Enfin, je renforcerai le rôle de la médecine du travail au sein de l’Education nationale pour agir contre la souffrance au travail.

Création d’un service public du soutien scolaire

Je mettrai en place un service public du soutien scolaire pour donner à tous les élèves les mêmes chances de réussir à l’école. Il faut inclure dans le temps scolaire des élèves le travail personnel et les devoirs qui, aujourd’hui, sont à faire à la maison. L’école et le collège doivent organiser en leur sein l’accompagnement des élèves pour que l’aide aux devoirs soit directement liée au travail fait en classe. Cet accompagnement doit être pris en charge par des enseignants.

Un service public d’orientation scolaire qui valorise toutes les réussites

Je mettrai en place un service public de l’orientation scolaire qui valorise de la même manière toutes les formes de réussite, les filières générales comme les filières professionnelles ou techniques et qui garantisse l’accès aux voies d’excellence pour tous et toutes. Les discriminations à l’orientation, fondées sur des préjugés et parfois de l’autocensure, doivent disparaître. Un nouveau mode d’affectation en classe de troisième devra être créé pour lutte contre les inégalités.

Augmentation de 25% du budget d’aide pour les activités périscolaires

J’augmenterai de 25% sur le quinquennat le budget de l’Etat consacré à l’accompagnement des communes dans la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires et du développement des activités périscolaires. Tous les territoires doivent pouvoir tirer les mêmes bénéfices pour les élèves de ce temps pédagogique essentiel.

Des accompagnants des élèves en situation de handicap plus nombreux et mieux formés

Je garantirai aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH, ex-auxiliaires de vie scolaire) une formation de qualité et un effectif suffisant afin qu’ils puissent offrir une prestation de qualité à toutes et tous les élèves concerné.e.s et pour favoriser leur réussite et leur bien-être en milieu scolaire ordinaire.

Les arts et la culture à l’école

Je ferai de l’éducation artistique et culturelle une priorité des pouvoirs publics. Donner le goût de la culture, laisser libre cours à l’imagination et à la sensibilité, c’est aussi la responsabilité de l’école. Ce sera le sens du programme « Arts pour tous à l’école » que nous développerons en partenariat avec les collectivités locales.

Mercredi 08 mars 2017 @ 11:26:23 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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